HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. l8§
tout si elles font assaisonnées avec de la roquette (28). II dit aussiquêtant rôties (25?) & mêlées avec de la graisse, elles sont bonnescontre la goutte.
Les raves sauvages (30) croissent principalement dans les cam-pagnes : elles jettent plusieurs branches, & produisent une graineblanche (31) qui est plus grosse du double que celle du pavot.On s’en sert pour rendre unie (32) la peau du visage &: de toutle reste du corps, en y mêlant pareille quantité de farine (33)d’orobe, d’orge, de froment &c de lupin. La racine est entièrementinutile. r
Des différentes sortes de navets ; des raiforts sauvages& des raiforts domefliques ; de Uhibifque , forte de fauxpanais.
Les Grecs se servent de deux sortes de navets ( 1 ), même en méde-cine. Le premier a ses tiges anguleuses (2), & est nommé bunion (3) :lorsqui 1 est en fleur, la décoction de ses feuilles, étant bue avec de l’hy-
nairement farina ; ce qu’il démontrepar Pline lui-même, chez qui on lit,au liv. 2 2 : Farina ejus ( ervi ) maculastoto corpore commendat. Hippocrate,livre 2 - de Morb. mulier, sect. 67 ,p. 596 , vient encore à Pappui dudocte Jésuite j mais sur-tout Diosco-ride, qui écrit , liv. 2 , chap. 135:plyvvTCLt <f«j &c. Admiscetur insmeg-mata , quibus ad detergendam cutem infacie 3 teliquoque corpore utuntur : qu<squidem ex lupini 3 tritici 3 lolii 3 autervi farina fiunt.
(1) On lit pareillement chez Pli-nius Valerianus , liv. 4 , chap. 23 :Non unam eamdemque virtutem in om-nibus napis experta efl medicina. Jdenim quod angulosis foliorum caulibus
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ad anethi floret similitudinem 3 ve(ic£laboranti 3 itemque cessantibus mens-truis fceminarum decoctum ex aqua mulsa,utile existimant, &c. Le Pere Har-douin observé que les Grecs ont eutort de mettre dans la classe des na-vets le bunion , qui en dissere essen-tiellement , & que fa ressemblanceavecl’aneth & le persil, chez PliniusValerianus , ibid., & chez Diosco-ride, liv. 4, chap. 124, lui fait con-jecturer n’être autre que ia saxifragede Dodonée , pemptad. 2 , liv. j , cha-pitre 21 , p. 3 12.
(2) 11 les a triangulaires, selon Dios*coride, ibid.
(3) Ce n’est point un navet. Voyezla fin de la premiere note.
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