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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XX. I^Z

appliquée avec de l’eau, réprime la corrosion des ulceres (40). Dé-mocrite (41) pense que le raifort est un mets qui excite à l’amour;Sc c’est peut-être pour cette raison (41) que quelques-uns l’ont re-gardé comme nuisible à la voix. On prétend que les feuilles desraiforts les plus longs font bonnes à éclaircir la vue. Lorfqu’ona pris du raifort comme remede, Sc qu’il agit trop fortement, ilfaut prendre ausli-tôt de Fhyssope; car il y a entre ces deux herbesune antipathie naturelle (43). Pour remédier à la surdité, on faitcouler du suc de raifort dans les oreilles (44). Ceux qui veulentvomir le matin , fe trouveront très bien de manger auparavantdes raiforts a jeun (45).

L’ibifque (4 6) ressemble au panais; quelques-uns l’appellentmauve sauvage, Sc d’autres pistolochie : il est bon pour les ulceresdes cartilages Sc pour les fractures des os. Ses feuilles chassent lesserpents : prises en breuvage, elles lâchent le ventre : appliquéesextérieurement, elles guérissent les piquures des mouches à miel,des guêpes Sc des frelons. On tire fa racine avant le lever duíoleil, Sc l’ayant enveloppée dans de la laine naturellement colo-rée (47), Sc dune brebis qui ait fait une femelle, on F applique furles écrouelles Sc même fur les abcès. Quelques-uns croient que pour

que j id eft , radicis qu a manducatur ,succus infusus auricuU dolenti infini-tum prode fl.

(45) Pline a déja dit au livre précé-dent : Medici suadent dandos cum salejejunis isse , atque ita vomitioni bus pré-parant meatum. On lit pareillementchez Celsus, liv. 1 , chap. 3 : Qui vo-mere pofi cibum volet >fii ex facili facit ,aquam tantlim tepidam ante debet assu-mere : fi di fficilius , aquA vel falis ,vel mellis paulum adjicere. At qui manevomiturus efi , ante bibere mulsum , velhyssopum , aut effe radiculam debet.Quant aux cas où il convient de sepréparer au vomissement par le rai-

Tome VII.

fort, consultez-les chez Galien, li-vre 1 : K «tri tÓtkí.

(4 6) Notre Auteur en a déja parléau livre précédent, chap. 5. Voici cequ’en dit M. Jault : » Pline , en com-» parant l’ibisque au panais, donne à» entendre qu’il est différent de la» guimauve ; en quoi il contredit les» Auteurs Grecs , qui appellent la» guimauve ibifque oxiebijque».

( 47 ) C’est à-dire de couleur dedeuil ( color fuscus ), comme on l’a puvoir, au liv. 8 , chap. 48. Au reste,toute cette recette contre les écrouel-les paroît tenir à la superstition la pluspuérile.