HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 195
cet usage il faut quelle soit tirée avec un outil d’or, & quelle netouche pas la terre depuis quelle est arrachée. Celfe (48) l’or-donne pour les gouttes où il n’y a point d’enflure, la faisant cuiredans du vin & rappliquant ensuite sur la partie souffrante.
Du jlaphyVm ou panais sauvage ; du gingidion ; du chervijàuvage ; du seseli ; de l’aunée ; de Voignon.
Outre le panais des jardins, il y a le panais sauvage appellépar les Grecs flaphylinos (1). Sa graine (i), pilée &r prise dansdu vin, est bonne pour les enflures du ventre pour les suffo-cations hystériques des femmes ; & elle appaise tellement les dou-leurs en ce dernier cas, quelle fait revenir la matrice dans sonétat naturel : appliquée avec du vin cuit, elle adoucit les tran-chées des lemmes : pilée avec une égale quantité de pain, &prise dans du vin, elle soulage les coliques des hommes. Elleest diurétique ( 3 ). Appliquée fraîche avec du miel, ou féchée enpoudre, elle arrête les ulceres rongeants (4). Dieukhcs (y) re-commande de donner dans de l'hydromel la racine de ce panaispour les maladies du foie, de la rate, des intestins, des lombes &des reins (6). Cléophante (7) l’ordonnepour les dyísenteries invé-
» vrages, parmi lesquels il yen avoir» d’anatomiques, consultez le cata-» logue de Tiraqueau, dans Fabri-» cius. Bibl. Gcr. tome 13 ».
(6) Recette confirmée, en outre,
E >ar Plinius Valerianus, ibid. poures dyísenteries invétérées, comme fai-soit Cléophante , dont notre Auteurva parler à ce sujet.
(7) Note d’un Savant Anonyme surCléophante :
» Cléophantus, Médecin , avoir
« écrit fur l'usage du vin dans les ma-» ladies; voyez Pline, liv. 2.6, cha-» pitre 8. Ce Médecin forma une» secte particulière, & dont Asclé-» piade adopta la plupart des opi-» nions. Consultez sur ses ouvrages» Castellanus , & le cataloque de Ti-» raqueau, augmenté par Fabricius.>» Le Pere Hardcuin semble dire que» ce fut Cléophante qui fut surnommé» le donneur d’eau fraîche j mais Pline,m livre 16, chapitre 8 , dit celad’As-» clépiade».
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