HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. 201
grands éloges (31); il dit que le chervi est bon à l’estomac, parce-que personne n’en íauroit manger trois de fuite : mais que ce-pendant il fait du bien aux convalescents qui recommencent àboire du vin. Le suc du íifer des jardins, étant pris avec du laitde chevre, arrête le cours de ventre.
La ressemblance des éléments du nom dans le siser , & lesili , autrement seseli (zr.), m’engage à placer ici la mention dece dernier, quoiqu il n’y doive fa place qu’à la confusion extrêmede la nomenclature hellénique. Le fefeli est une herbe fort con-nue. Le meilleur est celui de Marseille f 3 3 ) ; fa graine est plate& roufsâtre. Celui d’Ethiopie a le second rang ; fa graine est noi-râtre : celui de Crete est le plus odorant de tous. La racine de se-seli a une odeur agréable (34) : on dit que les vautours mangentla graine. Prise dans du vin blanc, elle est bonne (35) contre lestoux invétérées, les ruptures, & les contractions spasmodiques. Ala dose de deux ou trois cuillerées (36), elle est bonne pour l’opistho-tone( 3 7) ou renversement spasmodique de la tête en arriéré j pourles maladies du foie, pour les douleurs de ventre & pour la réten-tion d'mine. Les feuilles de fefeli ont aussi leur utilité; car ellesaident aux bêtes à mettre bas leurs petits (38) : on dit que lesbiches ( 39), quand elles veulent faire leurs faons, se nourrissentprincipalement de cette herbe. On l’applique fur les érésipeles.Ses feuilles & fa graine, étant mangées à déjeuner, aident beau-coup à la digestion (40). Cette herbe arrête le cours de ventre
(35) Dioscoride, ibid.
( 3 6 ) J’ai suivi l’évaluation deM. Jault. Le Pere Hardouin définitainsi le lingua ou ligula des Latins:Mensura genus ejl quet & cochlear di-citur : ejl autem pars quarta cyathi.
(37) Confirmé par Galien , liv. 8 ,de Fac. Simpl. Med. p. 227 , à legardde la difficulté de respirer & d’uriner.
Tome FIL
(38) On donne, pourle mèmeeffet,la graine du fefeli aux chevres & aureste du menu bétail.
(3 9) Voyez ce qui a été dit, liv. 8 ,chap. 32.
(40) Confirmé ( à l’égard de lagraine prise dans du vin ) par Diosco-ride, ibid. Voyez ci-desius, note 32,un passage de Festus, confirmatis decet usage.
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