HISTOIRE NATURELLE, LIV.XX. 2.0)
suc (9) est bon contre les morsures des serpents Sc les piquuresdes scorpions, étant pris en breuvage avec du vin pur; Sc contreles douleurs des lomoes (ioj, étant pris avec huit onces de vin.Pris seul ou avec les aliments, il est pareillement bon à ceuxqui crachent le sang, aux phthisiques, Sc à ceux qui ont des rhu-mes invétérés ( 11 ) ; comme aussi pour la jauniste Sc Fhydropisie (12):Sc à la dose de deux onces, avec une décoction d’orge mondé, pourles douleurs des reins. Pris à la même dose avec du miel, il mondi-fie la matrice. Quand on a eu le malheur de manger des champignonsvenimeux , il faut manger des porreaux. On en met fur les blessures.Ils provoquent à l’amour (13), appaifent la soif Sc dissipent l’ivresse.Mais on dit qu ils affaiblissent la vue (14), Sc que d’ailleurs ilsengendrent des flatuosités, lesquelles cependant ne font point nui-sibles à l’estomac, Sc contribuent même à lâcher le ventre. Enoutre, ils rendent la voix plus belle f 1 j ).
Les porreaux à tête (r 6 ) ont les mêmes vertus, mais à un plushaut dégré. Leur suc, mêlé avec de la noix de galle, ou avec deFencens en poudré , ou avec de Facacia, se donne à ceux quicrachent le sang ( 17 ). Hippocrate ( 18 ) les ordonne (19) seuls Scfans addition, pour désobstruer la matrice, Sc il croit que lesfemmes qui en mangent deviennent plus fécondes. Broyés (20)Sc incorporés dans du miel, ils font propres à mondiíìer les ul-ceres. Pris dans du bouillon d’orge mondé, ils font bons pour latoux (21) Sc pour les rhumes de poitrine, pour les maladies du
(18) Hippocrate, liv. 1, de Morb.Mulier, tex. 8 9 , p. 611 ; 8 c liv. 1, deSterilibusjtex. 19, p. 630. 11 est suivipar Plinius Valerianus.
( 1 9) Dans les duretés & obstructionsde matrices, Dioscoride, liv. 1 , cha-pitre 179, ordonne des barbes de por-reaux , cuites dans du vinaigre.
(20) Marcellus Empiricus, chap. 4,p. 42 ; & Plimus Valerianus, liv. 3 ,chap. 22; Lt liv. 4, chap. 20.
Tome FU.
(21) On lit mot pour mot la mêmechose chez Plinius Valerianus. Mar-cellus Empiricus vient encore à l'ap.pui, chap. 16 , p. 11 6 : Porri contujîsuccus i xprejsus , cum oleo decoclus , &epotus , plurimum tussientibus prodes.Au reste il paroît, d’après le mêmeMarcellus Empiricus, qu’il est indiffé-rent que les porreaux, à cet ester,soient pris dans la forte de potion fa-rineuse que les Anciens appçiloient
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