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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. Z 2. Z

de matrice (14). Dans les autres cas, on le prend en breuvage,8c on s'en sert avec de l’huile. II sert aussi contre les poisons.

Nous avons dit ci-dessus (1 j) qu’il y avoit trois sortes de pavotscultivés ; 8c nous avons promis de parler des disterentes fortes depavots sauvages. Quant aux pavots cultivés, on pile le calice dupavot blanc, & on le prend dans du vin pour se procurer dusommeil (16). La graine guérit la lepre. Le pavot noir produitun suc narcotique (17), qui en sort par des incisions faites à latige. Diagoras veut qu’on les fasse lorsque la plante commence àfleurir, 8c Iollas lorsqu elle défleurit, 8c que ce soit à l’heure dujour où il fait sec, c’est-à-dire quand il n’y a plus de rosée sur laplante. Les incisions doivent erre fous la tête &: le calice (18).II n’y a que cette plante à qui l’on fasse des incisions à la tête.

Pour ce qui est de ce suc, comme aussi du suc de toute autreherbe , on le reçoit dans de la laine. Ou s’il n’y en a que trèspeu, on le racle avec l’ongle du pouce (19), comme on fait auxlaitues : 8c le lendemain du jour que l’on a fait les incisions, onramasse le suc qui s’est séché. Celui de pavot coule aslez abon-damment (10), 8c s’épaissit. On le pile, 8c on le réduit en tro-chisques, que l’on met sécher à sombre; c’est ce que l’on appelleopium : non seulement il provoque le sommeil ; mais li l’on enprend une trop grande dose, le sommeil qu’il procure conduit àla mort. Nous lavons que plusieurs ont fini ainsi leur destinée,& qu’entre autres le pere de Posthumus Cilnius Camina (n),Caissier en Espagne , 8c qui avoit été Préteur, se délivra ainsi de lavie , qu’une maladie cruelle lui rendoit insupportable. Cette per-nicieuse qualité de l’opium a occasionné de grandes disputesparmi les Médecins fur l’usage de ce remede, Diagoras 8c Era-

suivant , note 15. Les manuscrits rance des copistes, peu versés dans laRoyauxi & 2, portent Pq/l. CiHni,&c.; connoissance des réglés fondamenta-ce qui surfit pour justifier notre correc- les de la nomenclature Romaine. Or,tion : car on fait assez que le nom pro- chez les Romains , le nom de famillepre Cilnius est d’ordinaire métamor- proprement dit , étoit constamment

Í )hosé en Cilinus chez Tacite , chez Si- terminé en ius 3 comme Julius , Fa-ius Italicus, &c. , & cela par J’igno- bius> &c.