sistrate le condamnent entièrement (n), comme étant mortel rSc bailleurs nuisible à la vue. II ne veut pas même qu’on le donneen lavement. Andréas (13) ajoute, que si l’opium ne rend partout-à-coup les gens aveugles, cela vient de ce qu’on le falsifie xAlexandrie. Toutefois l’uíage en a été ensuite approuvé dans lafameuse composition appellée diacode (1 4). On se sert aussi dela graine du pavot pour faire dormir (ijJ : à cet effet, 011 lapile Sc on la réduit en trochisques,. qui fe prennent dans du lait.-On s’en sert, avec de l’huile rosat, pour les douleurs de tête Scd’oreilles (2.6) ; Sc pour ce dernier cas (17) , on en met dans :cette partie malade. On applique austi cette graine pour la'goutte (18), avec du lait de femme. Les feuilles de pavot s’ern-ploient de la même façon : comme austi, avec du vinaigre, pourl’érésipele-& les plaies (2.9-). Quant à moi, je n’approuverois pointqu’on mêlât du suc de pavot dans les collyres (30); Sc moins en-core dans les remedes fébrifuges, dans ceux qui aident la diges-tion, Sc dans ceux qui arrêtent les cours de ventre : toutefoison donne le pavot noir dans du vin pour les cours de ventre (31)..Au reste, tous les pavots cultivés font plus grands que les lau—vages ; ils ont les têtes greffes Sc rondes, au lieu que les pavotssauvages les ont petites ôc longues : mais ces derniers agissentavec plus de force (31). On en boit la décoction pour te pro-curer le sommeil, Sc on s’en fomente le visage. Les meilleurs.'pavots font ceux qui croissent dans des lieux secs, Sc où il pleut'rarement. Le suc que l’on tire des feuilles Sc têtes de pavots-après les avoir fait bouillir, s’appelle meconium. II a bien moinsde force que l’opium.
La premiere marque à laquelle on reconnoît l’opìumpur Sc non-falsifié, c’est qu’il a une odeur si forte (33), qu’on ne peut la sou-tenir. Une autre marque (34), c’est quêtant allumé, il donne une
(31) Ceci est confirmé par Dioíco- (33) Une odeur dont la force estéride, liv. 4, chap. 6 j. narcotique, écrit Dioícoride, ibid..
(3 1) Dioícoride, ibid,. (34) Dioícoride,