HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. Z L/
flamme claire & brillante ; & que lorsqu’íl est éteint il a encoreune mauvaise odeur. Or, ces différentes marques ne se rencontrentpoint dans Popium falsifié , lequel, en outre, s’enflamme plus dif-ficilement & s’éteint plus aisément. On connoît austi le bonopium en le mettant dans Peau j car il y nage en façon de nuées (3 Q,au lieu que Popium sophistiqué y forme des grumeaux (z6).Mais P épreuve la plus merveilleuse, c est celle par laquelle ons’assure de la bonté de Popium, en Pexposant au soleil en été;car alors le véritable opium sue , & se fond de telle sorte qu ilreffemble à un suc nouvellement découlé de Parbre. Mneíìdedit que Popium se conserve très bien, si on le mêle dans de lagraine de jusquiame. D’autres veulent qu’on le mette dans desíeves.
D u coquelicot; du pavot cornu , du pavot heraclion , SC du
pavot tithymale .
Entre les pavots domestiques & les sauvages, il y en a unee spece qui tient le milieu, parcequ’elle croît, mais d’elle-même,dans les terres cultivées ( 1 ) : c’est le pavot rouge, autrement co-quelicot, que nous avons appellé ailleurs (z) pavot rhoeas , & er-ratique. Quelques uns, auíìi-tôt après P avoir cueilli, le mangentavec tout le calice. Cinq têtes de coquelicot (3), bouillies dansune chopine & demie de vin, ôc prise en breuvage, purgent ra-dicalement par en bas (4), & procurent le sommeil.
II y a une sorte de pavot sauvage, qu’on appelle pavot cornu (5}.
(5) C’est la sorte de pavot sauvage été vérifiée au Jardin du Roi par leappellée pareillement keratitis par Pere Hardouin. Ce docte Jésuite y aTheophraste , ibid. Le Pere Hardouin observé deux autres sortes de pavotdécide que c’est le même que le papa- cornu ; savoir, papaver corniculatumver corniculatum violaceum , dont Clu- luteo flore , & papaver cornicuUtumsms donne la figure, liv. 5 , Hifl. rar. phxniceoflore »plant. chap. 6 , p. 92.. Cette figure a