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Tome septieme.
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329
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XX. Z 2.^

II est noir, & d’une coudée de haut. Sa racine est grosse, Sc cou -verte d’une écorce. Sa tête ou gousse est recourbée comme unecorne (6). Ses feuilles font plus petites Sc plus minces que cellesdes autres pavots sauvages. Sa graine est fort petite (7) , &: fetrouve mûre dans le tems des moissons (8). Prise à la dose d’uneonce dans du vin miellé , elle purge par en bas ( 9 ). Lesfeuilles (10), pilées Sc appliquées avec de l’huile, guérissent lestaches qui viennent aux yeux des bêtes de charge. Deux oncesde la racine (11), bouillies en trois chopines d’eau, jufqu’à ladiminution de la moitié , fe donnent pour les maladies deslombes Sc du foie. Les feuilles, appliquées avec du miel (ir.),guérissent les charbons. Quelques-uns nomment ce pavot cornuglaukion{ 13), d’autres paralion , c’est-à-dire maritime, parcequ’ilcroît près de la mer (14), ou dans des terreins nitreux (15).

On trouve une autre forte de pavot sauvage, appellé heraclion ;Sc par d’autres aphron , c’est-à-dire écumeux (16). Ses feuilles,considérées de loin, ressemblent en quelque façon à des passe-reaux (17). Sa racine est à fleur de terre (18). Sa graine est decouleur d’écume, Sc sert à blanchir les toiles en été (19). Pilée

Dodonée a donné, p. 371, une figureconsonne à celle qu’en donne auíììJean Bauhin , tome 3 , p. 669, Sc quele Pere Hardouin a reconnue au Jardindu Roi. Ces deux célébrés Botanisteslui donnent le nom de peplos , siveesui a rotunda. Yoy. austì Ruellius,p. (i 54, & Dalechamp, 1 . 16 , p. 158.

(17) De même que i’herbe à foulon,appellee , à cause de cette ressemblan-ce 5_/^ raí ^ /0/z , du Grec r pifaoy 3 racinerfi&ò; , pajser. Lequel mot srouthosexprime aussi en Grec l’herbeàfoulon.Théophraste , liv. 9 , Hlst. chap. 3 1 ,ne compare point l’héracïion à l’oiseaupasser 3 mais à l’herbe à foulon : Tàp\v çvXXov'íyjtra. o/ov çpxfàç , £ Pet o'àóua.Ituzcthxcrt , fo ium habet smilestruthio ,

Tome FIL

quo lintea dealbantur. II est à croireque Pline n’a point puisé chez Théo-phraste en cette occasion , sans quoi ilen faudroit conclure avec Saumaise ,qu’il seroit tombé ici dans une doubleerreur, en confondant l’oiseau srou-thos , avec l’herbe du même nom , Scen attribuant à l’héraclion la propriétéde blanchir les toiles, qui appartientà l’herbe srouthos. Consultez , surcette critique de Saumaise , Collinu-tius contre Léonicene 3 Sc le P. Har-douin, in Notis & emendationibus yn°. XXX.

(iS) Confirmé par Dioscoride, li-vre 4, chap. 66 ; Le par Théophraste ,His. liv. 9 , chap. 1 3.

( 19) Saumaise reproche ici à Pline

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