HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. ZZZ
cette vertu, & que pour cela, il faut appliquer les têtes & lesfeuilles après les avoir pilées.
Propriétés du pourpier *
Le pourpier sauvage, ou peplion (i) n’a pas beaucoup plusde vertu que le cultivé ( z ), duquel on raconte des effets singu-liers. On dit que pris en nourriture , il amortit le venin desfléchés empoisonnées, & celui du serpent (3) appellé harnior-rhois, & du serpent appellé p rester quêtant appliqué fur la
plaie, il fait sortir ce venin. On dit de plus que son suc, pris en breu-vage avec du via cuit, empêche que la jusquiame ne nuise*Au défaut de l’herbe, oh peut se servir de la graine, qui produirales mêmes effets. Le pourpier est utile à ceux qui se trouvent réduitsà boire de mauvaises eaux. Pilé avec du vin , & appliqué ainsi 7il remédie aux douleurs &: aux ulceres de la tête (5). Mâché avecdu miel, il guérit .es autres ulceres. C’est auífi avec du miel qu onrapplique fur le cerveau des petits enfants, & fur leur nombrilquand il est relâché. Pour les fluxions des yeux, tant des grandes:personnes que des autres,. on l’applique fur le front & les tempesavec du gruau : nais pour le mettre fur les yeux, on y mêle dulait Ôc du miel. Lans les cas 011 les yeux sortent de la tête (y*),,on applique ses feuilles pilées avec des écorces de fèves ; & onles met fur les pullules avec du gruau, du sel & du vinaigre. Lepourpier, mâché crud, guérit les ulceres de la tête, l’enflure des.gencives (6), & la douleur des dents (7). Sa décoction guérit lesulceres des amygdxles. Quelques-uns y ajoutent un peu de myrrhe..
(5*) Vastus tumor , quem, quia ktoco interdum videtur propellere ocu-lum , TpÍ 7 rTie(nv vocant. Scribonius Lar-gus , Compos. 27 : 2 'onnunquam in-gens inflammatio erumpit tanto impetu,ut oculos stuâ sede prevellat : irpoTTcc-a-tv id , quoniam, oculipveidant, Cuciappellant*.
( 6 ) Celsus, liv. 4, chap. 4, prescrit:de mâcher du pourpier, à ceux qui ren-dent du sang par les gencives..
(7) Cette forte de douleur sourdequ on éprouve dans certaines fluxions,qui engourdissent le nerf de la dencaffectée 3 c’est ce que les Grecs appel-lent aìp.cûfix les Latins stupor. Cecter