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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XX. 33J

Etant mâché, il affermit les dents qui branlent. II guérit les cru-dités, soitifie la voix, & étanche la soif (8). Mêlé avec la noixde galle, la graine de lin & le miel, par égales portions, il ap-paise les louleurs de la nuque du con. Appliqué avec du miel,ou avec te la craie, il guérit les maux des mamelles. Sa graine,prise avec du miel, est salutaire áux asthmatiques. L’herbe,mangée m salade, fortifie l’estomac (9). On l’applique avec dugruau, porr les fievres ardentes (10). Etant mangée, elle rafraî-chit les ir.testins, & arrête les vomissements (n). Elle fe mangeavec du ûnaigre, ou se prend en breuvage avec du cumin, pourla dysenterie & les abccs intérieurs (iz). Etant cuite, elle estbonne à ceux qui ont de trop fréquentes envies d’aller â la selle;&: mangée ou prise en breuvage, elle est bonne aux personnesépileptiqtes. Prise à la quantité de deux onces dans du vincuit, elle arrête les réglés des femmes (13). Appliquée avec dusel, elle eì utile pour les gouttes chaudes &c pour l’érésipele. Sonsuc , pris en breuvage , est bon aux reins & à la vessie. Cetteherbe est vermifuge (14). On l’applique avec de l’huile & dugruau, porr appaifer la douleur des plaies. Elle ramollit la duretédes nerfs. Métrodore, qui a écrit un abrégé fur les racines, veutqu’on dorne du pourpier aux nouvelles accouchées pour leursécoulemeits. II réfroidit la passion de l’amour, &: empêche lessonges lasifs. Je fais qu u n Seigneur Espagnol (15), de qui lefils a été Préteur, & qui soustroit extrêmement par des maux de la

tulacam vel ociam , vel ex durâ muriâedijse.

(13) Conírmé par Galien , ibìd*

(14) Diosoride, ibid.

(15) J’ai súvi le commun des Inter-pretes & des Editeurs. Cependant jene doutepoiit que le mot Princeps nesoit ici une nterpolation téméraire dequelque ancen copiste qui aura , àtout hasard, substitué ce mot au mot

b avili j qu’il n’entendoit point; cariepersonnage dont il s’agit, est biencertainement le même dont Pline adit , au chap. 18 : Pojlhumi CilniiC&cint Pr&torii viri , patrem , in His-pania Bavili , c’est-à-dire le pere dePosthumius Cilnius C&cina de ceCaistier d’Espagne qui a passe'par leshonneurs de la Prieure . Pline, à-coup-sur a donc écrit ici : Pruorii viri pater