HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 337
luette, auxquels il étoit sujet, s’en délivra entièrement au moyend’une racine de pourpier qu’il portoit pendue à son col, avec unfil, & qu’il ne quittoit que lorsqu’il entroit dans le bain. De plus,je trouve dans certains Auteurs, que si quelqu’un sc frotte la têteavec cette racine réduite en Uniment, il n’aura pendant toutel’année aucun rhume de cerveau. On croit néanmoins quelle af-foiblit la vue.
II ne se trouve point de coriandre sauvage : la meilleure vientd’Egypte. Prise en breuvage & appliquée extérieurement, elle esbbonne contre la morsure des serpents amphisbenes ( x 6 ). Elle guéritaussi les autres blessures. Pilée Rappliquée (17), elle guérit les épi—nyctides ou pustules qui surviennent la nuit : & en y ajoutant dumiel ou des raisins secs, elle guérit toutes sortes de tumeurs ( 18)& d’abcès { 19 ). Pilée avec du vinaigre, elle guérit les flegmons quiaffectent une forme platte (10). Quelques-uns recommandent pourles fievres tierces (2.1) , d’avaler trois grains de coriandre avantl’accès, ou d’en appliquer un plus grand nombre fur le front aprèsles avoir pilés. D’autres pensent que c’est un très bon remedepour les mêmes fievres, de mettre de la coriandre sous le chevetdes malades avant le lever du soleil (22). La coriandre verte esttrès rafraîchissante (23). Appliquée avec du miel ou des raisinssecs, elle guérit les ulceres rongeants (24), les maladies des testi-cules, les brûlures , les charbons & les maux d’oreille. Et avecdu lait de femme , elle guérit les fluxions des yeux (25). Sagraine , prise dans de l’eau, est très bonne pour les diarrhées 6cles dévoiements (26). Elle se prend aussi en breuvage avec de larue pour les débordements de bile. Prise en breuvage avec dusuc de grenade R de l’huile, elle chasse les vers qui sc trouvent
(22) Plinius Valerianus , ìHd.
(23) Dioícoride, liv. 3 , chap. 71.
(24) Tout cela est confirmé par Pli-nius Valerianus , ibìd.
Tome VII.
(25) Confirmé , tant par PliniusValerianus, ibid. que par MarcellusEmpiricus , chap. 8 , p. 5 6 .
(2 6) Plinius Valerianus , liv. 4 ,chap. 4.
Vv