HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. z6§
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sont très bons pour la phthisie (71). La farine de cette graine,en y ajoutant du nitre, du sel ou de la cendre, ramollit les du-retés des muscles, des nerfs, des articulations & de la nuque ducou (73), 8 c diminue la trop grande tension des membranes ducerveau (74). Etant mêlée avec des figues, elle forme un bondigestif & un bon maturatis. Appliquée avec la racine de concom-bre sauvage (75), elle fait sortir tout ce qui est entré dans leschairs, 8 c même les esquilles des os fracturés. Cuite dans duvin (76), elle arrête les progrès des ulceres rongeants 5 & avecdu miel (77.), elle empêche les éruptions pituiteufes. Avec égalequantité de cresson-alénois (78), elle corrige les inégalités des onglesraboteux; avec de la résine &c de la myrrhe , elle guérit les mauxdes testicules 8 c les hernies (79) : & avec de l’eau, elle guérit lesgangrenés. La graine de lin, bouillie dans de 1 eau nuellee, avecégale quantité de fenu-grec, appaife les douleurs d’estomac (80).Donnée en lavement avec de l’huile ou du miel, elle est très sa-lutaire pour les maladies des intestins 8 c de la poitrine.
La blette est une herbe insipide (81), qui n a ni goût ni force.Aussi Ménandre(8z) introduit des maris qui, voulant fe moquerde leurs femmes, les appellent blettes. Au reste, cette herbe est
íum résina & myrrha pari pondere per-mixta j & imposita tesiiculis , dolori actumori eorum subvenit.
(80) Plinius Valerianus, livre r,chap. 15.
' (8t) La blette 3 nommée autrement
bette , ou turgon. Voyez fa figure chezLobelius , in Ohserv. p. ir.;. Consul-tez aussi Ruellius, liv. 1, p. 3 5 6 .
(8 z) Nous n avons plus la piece deMénandre d’où ce trait est tiré. Maissi,nous reste plusieurs passages des An-ciens qui justifient ce qu’avance iciPline ; comme il résulte de la note duPere Hardouin, que je crois devoirtranscrire : Plautus , in Trucul, aU. 4 ,
sic. 4. Blitea & lutea est meretrix ,nisi quai sapit in vino ad rem suam. Vi-les 3 abjectas 3 satuafque mulieres fo.i-. t ìeS'ítç antiqui vocabant. Suidas : $Aít k-
es 1 aç ot 7ra.ha.t0i jctçívTíXuf yvvdîxuçeÂíyûv.Quod nomen adhuc in noftrum vulgusmanavit , socordes ïgnavqfque hominesBeliteros Graea imitatione nominansinquit Ruellius , lib. i, pag. 7 5. Fefius:Blitum , genus oleris à saporis stuporeappellatum esse ex Grsco putatur ,quod ab his 0 Mt^ dicatur stupidus. AtGracis quoque $A/tj v esi. Hesiych. BXi-T0V , A itS'oç. Schol. Ariíloph. ba/-70 V pvphuvM fomxdxavcv. Blitum vi-detur olus eile insipidum,