HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX. 367
contraire à l’estomaç (83) : 5 c rqême elle le dérange tellement*quelle produit quelquefois le cholera-morbus (84). On dit cepen-dant (8j), quêtant prise dans du vin, elle est; bonne contre lespiquures des scorpions , & qu on se trouve bien de Tappliquersur les cors des pieds ; & même, que si on l’applique avec del’huile, elle est; utile pour les obstructions de la rate, & les dou-leurs des tempes (86). Hippocrate croit quelle arrête le flux mens-truel des femmes qui en mangent.
Propriétés du méon, des diverses sortes de fenouil 3 duchanvre 3 de la férule & des chardons.
Le méon (1) n’est cultivé en Italie que par les Médecins, en-core ne l’est-il que par un tres petit nombre. II y en a de deuxfortes; le meilleur est: appelle athamantique, soit pour avoir étédécouvert par le Prince Athamas , soit parceque le plus estimése trouve sur le mont Athamas en Thessalie. Ses feuilles ressem-blent à celles de l’aneth (z) .- fa tige a quelquefois deux pieds dehaut (3) : ses racines font noirâtres & en grand nombre (4), &quelques-unes pénètrent profondément en terre (5). Ce méonn’est pas si roux que celui d’Italie. Sa racine, pilée ou bouillie ,&: prise en breuvage dans de l’eau , provoque l’urine (6). Le
Voyez auíìì Charasius, ïn Pkarmac.p. 134.
(2) Les manuscrirs portent anefo yleçon synonyme d 'anetho 3 commeon a déja eu occasion de le faire ob-server au chapitre précédent ; & com-me la comparaison du texte d’Oriba-sius , liv. 11, fol. 206 ; & de Diofco-ride, Uv. 1 , chap. 3 , ne permet pas dele disputer au Pere Hardouin, dontc’est la décision expresse.
(3) La leçon manuscrite porte bipe-
dali. Le Pere Hardouin, d’après l’in-terprete d’Oribasius, liv. 11, fol. 206 ;& Dioscoride, liv. 1 , chap. 3 , con-seille de lire bicubitali.
(4) Je lis au texte obnigris avec lesEditeurs, & non obolis nigris avecles manuscrits.
(5) Dioscoride, ibid. reconnoítqueces racines font longues.
(6) Ceci est confirmé, tant par Dios-conde, ibid. que par Galien , liv. 7 ,de Fac, òimp, Med. p. 209.