H.I 5 T O I R E NATURELLE, L IV. XXI. 39 j
d’Héraclée (je dis de l’Héraclée (7,) de Grece ),qui ne font pas sirouges. Ensuite viennent celles d’Alabande , en Carie , qui ontles feuilles blanchâtres. Les moins estimées font celles qu’on ap-pelle spìneoles , & qui ont le plus de feuilles; mais ces feuillesfont plus petites. En général, les roses di.lérent encre elles parle nombre de leurs feuilles (8), par leur couleur, leur odeur, &:en ce que les unes font plus âpres ou plus listes que les autres.Celles qui ont le moins de feuilles, en ont cinq. Les autres vonttoujours en augmentant ; car dans la Campanie, en Italie, &c au-tour de Philippes, en Grece, on trouve des roses à cent feuilles (9)..Mais elles ne croissent pas naturellement autour de Philippes.On y apporte des rosiers du Mont Pangee , qui n est pas loinde là, & où les roses ont beaucoup de feuilles, mais fort peti-tes (10). Ces rosiers, étant replantés, donnent de plus belles roses.II est vrai qu’elles n’ont pas beaucoup d'odeur (11), non plus quecelles qui ont les plus grandes & les plus larges feuilles. En gé-néral , plus l’écorce des rosiers est raboteuse (12.), plus les rosesfont odorantes. Selon Caqsion (13), qui vivoit fous (EmpereurTibere, les roses à cent feuilles ne s’employ oient qu aux borduresdes couronnes, & non dans le champ de la bande. Lapasse-rofe,appellée par les Latins rose Grecque, par les Grecs lychnis ,n’est pas fort belle (14) : elle ne croît que dans les lieux humides,& n est pas plus grosse qu’une violette : elle n’a jamais plus de cinqfeuilles, & n’a point d’odeur, 11 y a une autre forte de roseGrecque, appellée^ossu, dont les feuilles, quoique fort grandes,demeurent toujours entortillées & entassées comme en bouton,& ne s’épanouiíïènt jamais, de forte que pour la faire ouvrir,il faut la preslèr avec le doigt. On trouve aussi une forte de rosenommée moskeuton ( 1 y) : elle vient fur une tige semblable à cellede la mauve , & dont les feuilles font comme celles de l’olivier.La rose d’automne, qu’on appelle coroneola , est d’une grandeur
voulu parler ici de îarose d’outre-mer, qu’on a nTal-à-pi'GpGs noinmce ahìua ,quoiqu’elle soir disserente de la véritable althœa. ou guimauve.
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