HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXI. 497
forment sur le rosier sauvage, étant mêlées avec de la graisse
d’ours, font un remede excellent pour faire revenir les cheveuxtombés.
Si la fleur du lis est fameuse par fa beauté , Futilité multipliéede ses oignons n est pas moins célébré. Pris en breuvage dans du
vin, ils font bons contre les morsures des serpents (9), & con-tre les champignons venimeux. On les fait cuire dans du vinpour les cors des pieds, Le on les 1 aille appliqués pendant troisjours. Cuits dans de la graisse ou de Fhuile, ils guéristent lesbrûlures, Sc y font même revenir les poils. Pris en breuvage dansdu vin miellé , ils évacuent par en bas le mauvais sang. Ils fontbons pour la rate, pour les ruptures, pour les spasmes (10), Scpour faire venir les réglés aux femmes. Cuits dans du vin, Sc ap-pliqués avec du miel, ils guérissent les coupures des nerfs (11).On s en sert utilement contre les dartres (12.), les gales Sc lesgratelles. Ils font tomber les crasses farineuses du visage (13), Scdérident la peau. Les feuilles de lis cuites dans du vinaigre (14),s’appliquent fur les plaies : mais pour les appliquer fur les inflam-mations des testicules (t-j), il est mieux quelles soient réduitesen cataplasme avec les feuilles de jusquiame Sc la farine. Onapplique la graine de lis fur les érésipeles > 16); Sc la fleur, ainsique ses feuilles , fur les ulceres invétérés. Le suc exprimé de lafleur , appel lé miel par quelques-uns, Sc par d’autres syrion (17s,est bon pour ramollir la matrice (18), exciter la sueur, Se fairemûrir les abcès.
Deux fortes de narcisses font employés en médecine, l’un quia la fleur purpurine, l’autre qui a le calice verd. Ce dernier estcontraire à Festomac ; aussi est-il vomitif ( r 9) purgatif. D’ailleurs
rruent de lis par Dioícoride , ibid. Cette qualité émétique de Foign 011
(19) Quintus Serenus, chap. lo, )'« ^ nnanimsmenr r
P 1 1 37 :
Ad vomitum radix narciíïl potà movebit.
jL/ioiconue, i. 4, cn. 16 í
chap. 5 5, ôcc.
Tome FI I.
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