53 S .NATURALIS HISTORIA LIB. XXI.
non venena tractantibus : quippe insaniam facit, parvoquoque succo. Quamquam &'Graeci auctores in jocumvertere. Drachma; enim pondere lusum pudoris gigni di-xerunt, species vanas imaginesque conspicuas obversaridemonstrantes. Duplicatum hunc modum, legitimam insa-niam facere. Quidquid vero adjiciatur ponderi, repraesen-tari mortem. Hoc est venenum, quod innocentiíïìmi auc-tores simpliciter dorycnion appellavere , ab eo , quod cus-pides in praeliis tingerentur illo pastim nascente.. Qui par-cius insectabantur, manicon cognominavere : qui nequiteroccultabant, erythron, aut neurada; ut nonnulli, pension:cavendi causa curiosus dicendum.
Quin 6c alterum genus, quod halicacabon vocant, so-
(7) Je lis lusum pudoris avec les Edi-teurs , en observant toutefois , avec lePere Hardouin, que le mot pudorisne se trouve point dansles manuscrits.De ville , His. Plant, tome 1, p. 272 ,ne dit rien de rel de la bella dona ;mais à la page suivante, où il. donne lafigure d u solanum somniferum verticil -latum de Caspar .Bauhin, il observe quel’écorce de la racine de cette derniereplante, étant bue dans d u vin au poidsd’une dragme, fait dormir agréable-ment.
(8) Quatre dragmes, prises en bois-son , produisent cet eftet funeste, se-lon Galien, liv. 6 , de Fae.Sìmp. Med.p. 1 69, 8c liv. 8, p. 237. Deville,Hisi. Plant . tome 1 , p. 271, écrit quela bdla dona , prise à la dose de cinqou six grains, fait devenir furieux , &quelquefois jette dans un astoupisie-ment mortel Lc fans réveil.
(9) Pline les juge innocents, Sc lesabsout d’avoir parlé de certe plante,parcequ’ils lui ont donné un nom quiavertit de ses esters dangereux.
(10) C’est-à-dire c ni on des lances pou plutôt il faut lire chez Pline , Scchez les autres Auteurs, S'cpvx.víov, do -ryenyon , par deux y grecs. En effet,cnios ni entonne font un mot Grec,au lieu que knyos , en Grec , signifiecorruptio. A l’égard de S'ópv , chacunfait que ce mot signifie un javelot ,une lance, &c. Quoi qu il en soit, il'etoit paste en usage d’écrire dorycnionsansjy grec au pénultième membre ;ce qui pourroit faire penser qu on di-soit indifféremment Kvbaç Sc wío<;, cor-ruptio j d’autans qu’on disoit indiffé-remment kvvw , prurio j & kvìÇoù , pru-ritu afficio. Pour en revenir à 1 expres-sion dorycnion , on lit chez Apulée ,chap. 22 ; Alii srychnon manicum >