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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XXI. jq.r

laquelle a une vertu tellement assoupissante , quelle peut fairemourir plus promptement encore que l'opium. Néanmoins Dio-des ( 14) & Evenor, par une imprudence criminelle , l’ont van-tée comme une plante très salutaire : Timariste même l'a célébréedans fes vers. Ces Ecrivains la proposent comme un excellentremede pour raffermir les dents ébranlées, fi l'on en met dansdu vin pour s’en laver les gencives (1 y) ; quoiqu’ils ajoutent qu ilne faut pas tenir trop long-tems ce gargarisme dans la bouche rparcequil pourroit causer le délire. Mais devoient-ils enseignerdes remedes qui peuvent produire de plus mauvais effets que lemal contre lequel on les emploie ? J’en reviens donc à une troi-sième efpece d’halicacabon, qui est bonne à manger, quoiqu onlui préféré pour le goût celui des jardins ; & Xenocrate (16) dé-cide qu’iî 11’y a aucune forte de maladie qui ne cede a la vertude cette plante (17) qu’iî appelle firykhnos (18). Mais quoi quel’on puisse dire à l’avantage des remedes de cegenre, quand mêmeje les croirais utiles, je penserai toujours qu’il est téméraire deles proposer, sur-tout considérant qu on en a tant d’autres quinefont nullement dangereux. Âu reste, ceux qui font le métier dedevin prennent en breuvage de la racine d’halicacabon , par-cequil s veulent paroître agités d’un esprit de fureur pour donnerplus de crédit à leurs impostures. Le remede à cette efpece demal ( car j’indiquerai toujours de préférence ce qui peut être utile ),est de boire chaudement une bonne quantité d’eau miellée ( 19)^

Je ne dois

pas omettre non plus que l’halicacabon (2.0) est si con»

observe que fécorce de sa racine , Buedans du vin , à la quantité de plus dedouze grains , íait tomber en fré-nésie ; à quoi l’on remédie-, dit-iî, en

(10) Ií parois que le mot Egyptienhalï-kak’-ab , d’où les Grecs ont fait.Halicacabon , signifioit helio-caco-car-pos j c’est-a-dire fruit dangereux con-

faifant boire beaucoup d’hydromeí au sacré au soleil, ou tirant f ’a dénomi-malade:.& il attribue (page suivante ) nation du soleil ; aussi le mot solanumles mêmes propriétés zasolanumrsom- qui lui répond en Latin, paroît-il être;aise rum hacciserum du même Caspar un-dérivé vicieux du mot jos Sc dit

Eauhinv

Grec ania , angoisse, A l'égard de la