HISTOIRE NATURELLE, L 1 V. XXII. 695
Pour ce qui est de Yirion (165), nous avons déja dit à Farticledes bleds, qu’il ressemble au sesame , s’appelle en Grec eryjï-pzon. Dans les Gaules,il se nomme vêla (166). C’est une plantequi poulie plusieurs tiges, &C des feuilles semblables à celles de laroquette , mais un peu plus étroites. Sa graine est comme celledu cresson. On l’ordonne avec du miel, comme un remede ex-cellent pour ceux qui font tourmentés de la toux (167), ou quicrachent le pus. On s'en sert encore pour l’ictéricie ou jaunisse (168),les douleurs des lombes, la pleurésie, la colique, 8£ le flux cé~liaque. On Femploie à Fexté rieur pour les oreillons les carci-nomes (169), & on f applique avec de seau, ou avec du miel,pour les ardeurs inflammations des testicules (170). De plus*,l’érysimon est d’une. utilité particulière pour les petits enfants.Appliqué avec du miel & des figues , il remédie aux maladies del’anus, & aux douleurs de la goutte. Pris en breuvage, il amor-tit les forces des venins &: des poisons (171), soulage beau-coup les asthmatiques. Enfin, on peut s’en servir avec de la vieillegraisse, pour les fistules, de forte néanmoins que dans 1 applica-tion de ce remede, il n’en entre rien dans les sinus ou cavités fis-tuîeuses ; car il ne doit toucher qua l'extérieur.
Quant à Yhorminum (ijz) , nous avons déja dit que c’est uneplante qui croît a la hauteur de neuf pouces (173), ayant laforme du porreau (174) , &. la graine semblable à celle du cumin.On trouve deux fortes &horminum : Fun produit une graine brune&: oblongue, à laquelle on attribue la vertu d’exciter à Fade vé-,nérien (175), & de guérir les taies des yeux , &. ces petits ulce-res qui fe forment à Firis. L’autre a la graine ronde, & tirantfur le blanc. L’une & Fautre , étant pilées & appliquées avec deseau, font sortir les épines (176), ou autres corps étrangers- quife trouvent engagés dans les chairs. Les feuilles Rappliquentavec du vinaigre & du miel pour résoudre les inflammations
C 1 Qioscoride ,. livre z, chapitre iqy..