Band 
Tome huitieme.
Seite
69
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, LI V. XXI II. 69

& sur-tout de lolivier d’Ethiopie , quelques Auteurs le reconnois-sent comme un bon remede pour les maux de dents , étant appliquéfur les gencives ; &: ils attribuent les mêmes vertus au suc def olivier sauvage : mais il est bien étonnant qu’ils en conseillentainsi l’usage (12.), &: qu ils indiquent même qu’on trouve un sem-blable suc dans lolivier sauvage ordinaire, puisqu’ils prétendent enmême te m s que c’est un véritable poison (13). Au reste, l’écorcedes plus tendres racines d’olivier , réduites en loock avec du miel,est salutaire à ceux qui crachent le sang ou le pus. Et la cendrede l’arbre, incorporée avec de la graille , est fort bonne pour lestumeurs, & guérit les fistules en détruisant le vice qui les en-tretient.

Les olives blanches font du bien à Festomac (14) , mais fontnuisibles au ventre j mangées seules , quand elles font toutes nou-velles , & quelles n ont point été mises en compote , c’est unbon remede pour la gravelle , & pour les dents qui se trouventgâtées ou ébranlées par la corruption qui s’y engendre (15) quandon n’a pas le foin de se les nettoyer après avoir mangé de laviande. Les olives noires font bonnes pour le ventre (16); maiselles nuisent à Festomac, ainsi qu’à la tête Sc aux yeux. Au reste,les unes Sc les autres, pilées Sc employées en Uniment , gué-rissent les brûlures (17). Les noires Rappliquent fur le mal aprèsavoir été mâchées (18) ; & c’est une bonne recette pour empêcherqu’il ne s’y éleve des ampoules. Les colymbades , ou olives con-fites , font employées utilement pour mondifier les ulceres sordi-des (19); mais elles font contraires â ceux qui ont des difficul-tés d’urine.

On pourroit se contenter de ce que j’ai déja rapporté (20) tou-chant le marc d’huile d’olives , d’après ce qu’en a écrit Caton ;mais on meqpermettra de dire encore quelque chose des usagesauxquels il peut servir en médecine. Ce marc a la vertu de gué-

(2c) Au liv. 15 , chap 8.