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Tome huitieme.
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histoire naturelle, LIV. XXIII. I I)

Quant à la cendre du figuier, elle est plus acre 8c plus péné-trante que celle de tout autre bois (59). Employée extérieure-ment, elle est astringente, 8c tres propre a nettoyer, incarner& cicatriser les plaies 8c les ulceres. Prise en breuvage (60), ellea la vertu de résoudre le sang caillé. On en donne dans un cyathed’eau avec de l’huile (61), pour les meurtrissures, les chûtes violen-tes , les secousses violentes 8c subites de membres , les ruptures,les mouvements convulsifs ( 62. ) , 8c pour la convulsion tétani-que , où le corps seroidit. Elle convient pareillement dans leflux céliaque 8c dans la dysenterie, soit qu on la donne en breu-vage , ou qu’on la fasse prendre en clystere. Réduite en Uni-ment avec de l’huile , elle échauffe ceux qui s’en frottent lesmembres, incorporée avec de la cire 8c de l’huile rosat, elleguérit les brûlures, en n’y laissant qu’une cicatrice légere, fansfronçure 8c fans inégalités. On peut même Fordonner en formede collyre, avec de l’huile, pour ceux qui ont la vue foible,8c qui ne peuvent voir les objets que de fort près. O est enoutre un bon remede pour les dents gâtées ou ébranlées quandon a foin de s’en frotter souvent les gencives. Je ne dois pasoublier ici une singulière remarque de quelques Auteurs fur lespropriétés du figuier pour la guérison des oreillons 8c desécrouelles : il faut, disent-ils , que le malade attire à foi unebranche de l’arbre , 8c en arrache un nœud avec les dents , fansctre vu de personne (6z) ; après quoi il aura foin de le lier avecun fil dans un morceau de peau sine , qu’il portera suspendu à soncou ; ôc cela le guérira infailliblement. L’écorce de figuier , piléeôc appliquée avec de l’huile , remédie aux ulceres du ventre.Les figues qui ne font point encore mûres, employées toutescrues en forme d’emplâtre, avec de ’a farine Sc du nitre, empor-tent les verrues ordinaires, ôc les chymes ( 6 4); La cendre desrejettons qui poussent au pied de l’crbre , peut servir comme lespode , ayant à-peu-près les mêmes vertus. Brûlée une seconde

Pij