HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX III. l 2. Z
sible à la santé , celui qui a le moins d’odeur, & qui est en mêmetems le plus Inoculent. Son jus néanmoins excite un peu la soifLes feuilles de l’arbre, pilées Sc appliquées, arrêtent le flux desang, Sc toute autre espece d’hémorrhagie (88). Les noyaux dufruit, réduits en Uniment avec de l’huile Sc du vinaigre, appai-fent les douleurs de tête.
Pour ce qui est du prunellier ou prunier sauvage, la décoctionde ses baies (89), ou de l'écorce de fa racine , dans une démine devin dur, jusqu à la diminution des deux tiers, arrête le cours deventre Sc les tranchées. On donne un cyathe de cette décoctionà chaque fois ; cette dose est suffisante.
On trouve sur l’écorce, tant des pruniers sauvages, que descultivés , une moufle qui s’appelle en Grec lihhên (90), laquellea une propriété merveilleuse pour guérir les fentes ou crevasses,& même les excroissances calleuses de Tanus Sc des parties de lagénération.
Nous avons dé j a parlé ailleurs du sycomore (91) , qui est unarbre d’une espece particulière, Sc nous avons donné la descrip-tion , tant de celui d’Egypte , que de celui de Chypre. Nousallons voir maintenant quels font leurs usages. Ils ont l’un Scl’autre une propriété finguliere que l’on peut regarder commeune merveille dans la Nature. Si on ratisse légèrement la su-perficie de leur écorce (92,), ils rendent du jus en abondance;mais quand on les entame profondément , ils se dessèchentauífi - tôt. Au reste , le suc est salutaire contre la morsure desserpents (93), Sc dans la dysenterie3 comme auífi pour résou-dre toutes sortes de dépôts en général, Sc en particulier les tu-meurs inflammatoires qui font d’un caractère érysipélateux. II estbon encore pour consolider les plaies (94), Sc il appaise les dou-leurs de tête (95), Sc les maux d’oreille. Donné en breuvage , ou
spe a dit la même chose du mûrier, au outre qu’il est de vertu diaphorétique.ìiv. 1 6 , chap. 38. ( 9 $) Celsus c roi t ce même suc pro-
(93) Dioscoride, Iiv. 1, ch. 18r. pre à disposer au sommeil , dans la
(94) Dioscoride, ibid. observe en phrénéíie, liv. 3 , chap. rS.
Qîj