HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXIII. I39
& convient auíìì aux adultes qui font devenus chauves (38). Lesnoix ont encore la vertu de chaster la vermine du corps, fur-toutquand on en mange une bonne quantité (39). Les plus vieilles,broyées & appliquées, guéristent la gangrené (40), les meurtrissu-res &. cette forte d’abcès malin qu on nomme anthrax ou charbon*Les écales des noix vertes font employées utilement pour les dar-tres (41), &pour la dysenterie. Les feuilles de noyer, broyées dansdu vinaigre, font un bon remede pour les douleurs d’oreilles (42.).Après la défaite de Mithridate, puissant Monarque du Pont, CneusPompée trouva (43), dans le cabinet de fes archives sécrétés, unerecesee particulière qu’il avoir écrite de fa propre main : c’étoitun antidote dont voifci la composition. On prend deux noix feches,deux figues, vingt feuilles de rue, &: on broie le tout ensembleavec un grain de sel (44). Si on en croit les mémoires de ce Prince,quiconque usera de ce remede à jeun , fera à l’abri des funesteseffets de toutes fortes de poisons (45), pour vingt-quatre heures.On assure aussi que les noix étant mâchées par un homme à jeun,& appliquées fur la morsure d’un chien enragé , combattent puis-samment le venin de Fanimal, & en préviennent les fuites ordi-naires.
Les avelines occasionnent des douleurs de te te &: des gonfle-ments dans l'estomac (46); néanmoins elles font fort nourrissantes,& engraissent prodigieusement ceux qui en mangent (47). On les
thridatique a été recueillie & exposéediversement par divers Auteurs. Ga-lien, entre autres , l’expose de plu-sieurs façons différentes de celle dePline, liv. 2, de Antidot. chap. 1 , 2& 9 , & dont different également cel-les qu’exposent Celsus , liv. 5, ch. a3,& Scribonius Largus , Compos 1 70.
(46) Cette propriété nuisible estcelle de tout le genre nuclé, à l’ex-ception des pignons ou noyaux des
pommes de pin , selon Celsus , liv. 2 ,chap. 29.
(47) Note de M. Giraud : » Gasp.U Hofman est d’un avis contraire ;» pareeque, dit il, si, au sentiment>■> de Dioscoride & de Pline lui-mc-» me, elles font contraires à l’esto-« mac j'si, comme le prétend Athé-»? née, elles font nuisibles à la tête ;»» si, suivant Hippocrate, elles font»> laxatives, & , suivant Galien , peun nourrissantes , comment peuvent-