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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L 1 V. X X I I I.

voquent le flux menstruel. Deux de ces fruits, dépouillés de leurécorce, & pris dans du vin , dissipent les vieilles toux , & ap-paifent les plus violents symptômes de l’asthme. Dans un cas defíevre, on les doit donner dans de l’eau , ou en forme d’élec-tuaire , avec de l’eau miellée , ou bouillis dans du vin cuit : &:employés de la forte, ils réussissent encore ttès bien dans la phthí-íìe , & dans les catarrhes ou fluxions de poitrine ; car ils cuisent& évacuent les phlegmes qui tombent dans cette partie. On enfait prendre quatre dans du vin à ceux qui ont été piqués par unscorpion (74). Ces mêmes baies, employées en Uniment avec deriiuile, enlevent les taches de rousseur qui viennent au visage, &cguérissent les pustules douloureuses qui s’élevent fur le corps pen-dant la nuit, les ulceres fluents avec excès, ceux de la bouche,Sc les dartres. Le jus que l’on tire de ces baies a la vertu d’appai-fer les démangeaisons 5 & il est très bon encore dans la maladiepédiculaire. Quelques gouttes de ce jus, injectées dans les oreillesavec un peu de vin vieux d’huile rosat (76), en appaifent lesdouleurs, & remédient même à la surdité. D’ailleurs il garantitceux qui s’en frottent, de la piquure de toutes fortes d’infectesvenimeux ; car il a une vertu particulière qui les écarte &: les meten fuite, II guérit même , étant pris en breuvage , ceux qui enont été piqués ; & principalement le jus des baies de laurier àpetites feuilles (77). Ces fruits, pris dans du vin, font aussi unremede utile contre le venin des serpents, des scorpions &c desaraignées. Réduits en Uniment avec de l’huile & du vinaigre, ilsdissipent les enflures ou les obstructions de la rate & du foie ;appliqués avec du miel, ils remédient à la gangrené. Leur sucest encore très salutaire pour ceux qui se trouvent épuisés de lasfítude, ou qui éprouvent des frissons intérieurs : on le mêle pourcet esset avec du nitre, & on en frotte les membres où il est né-cessaire. Si l’on en croit certains Auteurs, la racine du laurier,prise en breuvage dans de l’eau , à la quantité d’un acétabule (78),est un remede singulier pour hâter les accouchements : mais onTome FUI. T