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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIII. I 49

est très efficace pour hâter les accouchements, pour faire sortirl’arriere-faix, & pour provoquer les menstrues. La racine du lau-rier sauvage, connue sous le nom de Daphnóides , òc fous d’au-tres noms encore que nous avons rapportés ailleurs (84), em-ployée comme la précédente, & à pareille dose (85),a les mêmespropriétés (86). Les feuilles de ce laurier, nouvellement cueilliesou feches, lâchent le ventre , étant données au poids de troisdragmes avec du sel dans de l’hydromel. D’ailleurs ces feuillesont la vertu d’évacuer les phlegmes (87), & d’exciter le vomis-sement ; mais elles font contraires â l’estomac (88). Quant auxbaies de laurier sauvage , ceux qui veulent les employer pour lespurgations, en font prendre ordinairement quinze (89).

Du myrte des jardins ; du myrtidan ou vin de myrte , & du

myrte sauvage .

Entre les myrtes cultivés (1), le noir a plus d’ufages & depropriétés en médecine que le blanc (z). Les baies font d’une grandeutilité pour les crachements de sang (3). Données en breuvagedans du vin, elles font salutaires à ceux qui ont mangé des cham-pignons vénéneux. Etant mâchées , elles corrigent la mauvaisehaleine (4), òc 1 aillent dans la bouche une odeur suave qui durejusquau lendemain. Auísi voit-on dans les Synarifíôfes (y), comé-die du Poète Ménandre, une troupe de femmes user de ce correc-tif après avoir fait la débauche de table ensemble. Ces baies fontd’ailleurs fort utiles pour la dysenterie (6), étant prises au poidsd un denier dans du vin. C’est auffi dans du vin qu’on les faitbouillir, mais modérément, pour les appliquer fur les ulceres desextrémités du corps (7) ; ce qui est un très bon remede pour lesulceres , me me les plus rébelles. On les applique avec de la farinest orge fur les yeux (8), pour la chassie \ fur la mamelle gauchepour les douleurs violences d’estomac (9); & avec du vin, pour la— -

(9) Plinius Valerianus, chap. n 3 Diofcoride, ib id.