histoire naturelle, L1V. XXIII. IJI
piquure des scorpions, pour les maladies de la vessie, les douleursde tête , les tumeurs, & les œgilopes (io) , ou fistules lacrymales,avant quelles soient en suppuration. On les applique aussi fortutilement sur les pustules pleines de sérosités qui s’élevent fur lapeau; mais il faut à cet effet broyer ces baies dans du vin vieux,& en ôter les pépins. Leur jus arrcte le cours de ventre, & ex-cite les urines. Employé en Uniment avec du cérat, il remédieaux pustules inflammatoires ou lymphatiques , & à la piquure desaraignées phalanges (12.J. Enfin, on a éprouvé qu’il a encore lapropriété de teindre les cheveux en noir. L’huile & le vin qui fefont avec cette espece de myrte , sont plus adoucissants que lesuc dont nous venons de parler. Ce vin même se boit impuné-ment , & ne cause jamais d’ivreffe. Le vieux sur-tout est très sa-lutaire (14); il fortifie l’estomac, remédie aux dégoûts, & appaifeles tranchées &: le cours de ventre. La poudre de feuilles demyrte féchées, est fort bonne pour arrêter les sueurs (5), mêmedans un état de fievre : on l’emploie à cet effet extérieurementen infpersion. Appliquée en fomentation , elle remédie au fluxcœliaque (16) , aux chûtes de la matrice, aux maladies de l’anus,à la chûte des cheveux , aux ulceres humides , aux érysipèles,aux dartres , aux échauboulures ou pustules de la peau (17), &:enfin aux brûlures. On mêle aussi de cette poudre dans ces em-plâtres gras (18) , nommés en Grec lipares {19) ; en quoi ellesert à-peu-près comme l’huile faite avec ces mêmes feuilles sè-ches , laquelle est d’une grande efficacité pour les ulceres des par-ties humides, tels que ceux de la bouche & de la vulve. Lesfeuilles de myrte fraîchement cueillies, étant broyées & donnéesdans du vin , remédient aux mauvais effets des champignons vé-néneux (ìo). Incorporées avec de la cire, elles s’appliquent uti-lement pour les dépôts, & fur les parties affligées de la goutte. Cuitesdans du vin , &: prises en breuvage, elles font beaucoup de biendans la dysenterie &dans l’hydropisie. On les fait sécher pour les ré-duire en une poudre fine dont on met quelques pincées fur les ulceres