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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIII. 11 3

qu on veut consolider , ou sur les plaies , pour .arrêter les hé-morrhagies. Elles font encore employées fort utilement pour lestaches de rousseur (z i), pour les paronykhies (21), ou excrois-sances membraneuses de l’oeil, les panaris, les tumeurs calleusesde l’anus ou des parties de la génération , les enflures ou ulce-res des testicules, les ulceres malins, & pour ces pustules lividesqui tourmentent pendant la nuit. Incorporées avec du cérat, ellesguérissent les brûlures (23). Le suc ou la décoction de ces feuillesest un bon remede pour les maux d’oreilles (24), où il y a écou-lement de pus : ou bien on y emploie leur cendre j ce qui réussitégalement bien. Cette cendre est aussi quelquefois mise en uíageà titre d antidote, de même que les tiges fleuries de myrte brû-lées au four dans un vaisseau de terre neuf bien bouché , &C'broyées ensuite dans du vin. La cendre des feuilles est de plustrès efficace pour les brûlures (25). Pour empêcher senflure quipeut survenir dans faîne (26) , à l’occaíion d’un ulcere formé acette partie, il suffit de porter sur soi un jet de myrte qui n’aitpoint touché la terre (27), ni à aucun instrument de fer.

Nous avons dit ailleurs (28) quelle est la maniéré de faire lemyrtldanum ou vin de myrte ; nous examinerons ici les usagesauxquels il est propre. On s’en sert principalement pour les mala-dies de la vulve, soit avec un peísaire ou des. compresses, soiten liniment ou en fomentation : & il a beaucoup plus de vertuque l’écorce (29), les feuilles & les baies de myrte. Le suc desplus tendres feuilles de myrte a aussi de grandes propriétés : onles pile dans un mortier , en versant dessus goutte à goutte dugros vin verd , ou de l’eau de pluie : Ôc ce suc , exprimé de lasorte (30), est employé pour les ulceres de la bouche (31), del’anus, de la vulve & du ventre, pour noircir les cheveux , pourdissiper les fluxions des joues , pour effacer les taches de rous-seur du visage, & enfin dans tous les cas où les astringents fontnécessaires.

Le myrte sauvage (32), qu’on appelle autrement oxymyrJìnê y

Tome VIII. V