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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATUREL! L,. E H\Y\ X!X 'IV. . I J 9

de ses productions diverses, Le chêne & bolivier (4*) onc encreeux une antipathie íi opiniâtre (2), que mutuellement transplan-tés l’un à la place de l’autre, ils meurent. Un chêne , planté prèsd’un noyer , ne vit pas long-tems. La vigne & lç chou semblentencore se porter une haine mortelle. (.3) ;. & ce dernier,si redou-table à la vigne, seche en préíence de l’origan & du cyclamen.On prétend que les vieux arbres, & particulièrement, ceux qu onveut abattre , se coupent avec plus de peine , &. sechent plus vite,fi la main del’homme y touche avant l'e fer. On dit auíîi que lesbêtes de somme sentent parfaitement quand elles font chargéesde fruits (4) , & quelles font d’abord toUt én sueur, pour peuquelles en portent, à moins qu on naît auparavant la précautionde les leur montrer Les férules font une forte de fourage trèsagréable aux ânes , & un poison pour toutes les. autdes bêtes decharge : c’est pourquoi cet animal est un des attributs symboli-ques de Bacchus , à qui la férule est consacrée. Les choses insen.íibles, je dis même les plus petites, ont austì leurs contraires. Lescuisiniers dégagent les viandes du sel dont elles font imprégnées,avec de la fleur de farine, & cette peau déliée, appellée pkilyre ( s) ;qui est enti-e l’écorce & le bois du tilleul; & de son côté le selôte la fadeur des viandes trop douces. En jettant de la farine lé-chée au feu dans les eaux nitreufes & ameres, on les adoucit,bc on les rend potables en deux. heures. C’est par cette raisonqu’on met de cette farine seche dans les sacs qui servent à pas-ser le vin (6). Même propriété s’áttnbue à la craie de Rhode & àla nôtre. D’autre part, on remarque évidemment un certain accordentre plusieurs substances. L’huile , par exemple , emporte lapoix, en vertu de leur affinité réciproque, & parcequ’elles Ion tl’une & l’autre d’une nature grasse. L’huile feule se mêle intime-ment â la chaux , parceque ces deux substances font également

îriction à toute espece d’arbre, munie (6) On en a parlé au liv. 14, chapí-d’une peau sous l’ccorce, tte r r.