HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 1J$
encore ordonné à la dose d’un cyathe (31), contre les ulceres dupoumon, & contre 1 eunia ou ver solitaire. On en fait une huile (32,)appellée pïss’eleon (33), qui est d’une grande vertu pour tous lesmêmes maux. II est certain que les sciures du bois de cedre (34),& que les baies de cet arbre (35), écrasées dans de l’huile, fontfuir les serpents.
Les cédrides (36), c’est-à-dire les fruits du cedre, guérissent latoux (37), font diurétiques Sc arrêtent la diarrhée. On applique cemême fruit avec succès dans les ruptures, les convulsions, les spas-mes, les rétentions d’urine , &: dans les maladies de la matrice auxparties sexuelles ; comme aussi contre le venin des lievres de mer(38),enfin aux mêmes usages que le suc de la ccdria , ôc dans les abcès& inflammations.
N0115 avons parlé du galbanum (39). Pour être bon, il fautqu’ilne soit ni humide, ni destéché , mais tel que nous savons mar-qué (40). On le boit pur pour la toux invétérée(41),pour l'asthme,pour les ruptures de vaisseaux Sc pour les convulsions. On en faitdes applications dans les douleurs de la fciatique (41), dans lesmaux de côté, fur les bubons, les frondes, les écrouelles, & fur leschairs qui quittent les os. On l’applique aussi fur les nœuds de lagoutte, & pour le mal de dents. II s’en fait encore avec le miel unUniment pour les ulceres de la tête. Dans les oreilles qui rendent dupus (43 j, on injecte le galbanum ,en le mêlant avec de la conserve deroses ou de nard. Son odeur feule est d’un grand secours dans les atta-ques d’épilepsie (44), dans l’étranglement de la vulve, & les défail-lances d’estomac. L’application ou la vapeur du galbanum , dans les
Empiricus, chap. 32 , p. 2243 & par p. 75 & 813 & Théodore Priscien,Plinius Valerianus, liv. 3 , chap. 27 3 îiv. 1 , chap. 8.
enfin à l’égard des écrouelles, parle (44) Et dans la léthargie, ajoutemême Marcellus , chap. 15 , p. 107 3 Celsus, liv. 3 , chap. 20 Tout ceci,2c par Plinius Valerianus, liv. 1 , cha- au reste , est confirmé par Dioscoride,pine 13- ibìd ., du moins à l’égard de l’épilep-
(43) Marcellus Empiricus , chap. 9, fie & de l'étranglemencde la vulve.