HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 197
& à calmer la toux invétérée. Enfin, il peut s’employer à tout cequ’on obtient de la gomme ammoniaque. Le lentisque guéritaussi la flétrissure des parties naturelles, en les étuvant, soit avecl’huile qu’on tire de fia graine, mêlée avec de la cire, fioit avecla décoction de fies feuilles dans l’huile ou dans l’eau. Je fiais quele Médecin Démocrate (40), dans la maladie de Coníidia, fillede Marcus Servilius , qui avoir été Consul, à laquelle on ne pou-voir faire prendre, ni régime, ni remede trop gênant, la mitlong-tems au lait de chevres qu’il faifoit nourrir de lentisque.
Des platanes : des frênes , érables , trembles 3 ormes ,tilleuls, sureaux , genévriers.
L E platane est contraire aux chauves-fiouris ( 1 ). Ses bou-tons , pris dans du vin , au poids de quatre deniers , font unspécifique contre le venin de toutes les efipeces de serpents6e de scorpions (z), ainfi que pour les brûlures ( 3 ). Broyésavec de fort vinaigre (4), ôe sur-tout avec le vinaigre ficillitique,ils arrêtent toutes les hémorrhagies. Leur mélange avec le mielpurge la peau des petits chancres, des taches de rousseur, ôe destaches noires invétérées qui s’y attachent (5). Les feuilles ôe l’é-corce du platane s’emploient, ainsi que leur décoction, en Uni-ment , pour les abcès ôe les tumeurs qui suppurent. L’écorce, in-fusée dans du vinaigre, est un remede pour les dents (6) ; ôe l’imfusion des feuilles (7) les plus tendres dans du vin blanc est bonne
tus auxiliantur.
(z) En Elisant un onguent de cesboutons avec de la graisse , commele prescrivent Dioscoride , itid. & Ga-lien , 1. 8 , de Fac. Simp. Med. p. zz 1.
(4) Plinius Valerianus, liv. 3, cha-pitre z1 j Quintus Serenus , chap. z z,P • D9-
(5) Je lis mdanias avec le Pere Har-douin, avant qui on lisoit malandrias.
(6) Confirmé par Dioscoride, liv. i,chap. 107 , & par Galien, itid.
(7) Je lis au texte foliorum tenerri-ma avec le Pere Hardouin & les manu-scrits , & non folia eorum tenerrimaavec la plupart des Editeurs.