Band 
Tome huitieme.
Seite
199
JPEG-Download
 

HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXIV. 199

pour les yeux (8). Cependant le duvet des feuilles ne vaut rienaux yeux Sc aux oreilles (9). La cendre des boutons guérit lesparties brûlées par le feu ou par le froid (10)5 Sc l’écorce del’arbre , dans du vin, éteint l’infiammation causée par la piquuredes scorpions.

Nous avons ci-devant fait voir la vertu du frêne contre la mor-sure des serpents (n). Sa graine , qui est renfermée dans desfollicules (12), étant prise dans du vin , guérit les douleurs dufoie Sc du côté ( 14) ; elle fait encore évacuer l’eau infiltréeentre cuir Sc chair (15). Les feuilles en poudre , prises dans duvin, suivant les forces du sujet, diminuent l’embonpoint exces-sif, Sc font sensiblement maigrir : la dose , pour un enfant, estde cinq feuilles délayées dans trois cyathes ; Sc pour les hommesplus robustes, de sept feuilles dans cinq cyathes de vin. Je neveux pas distimuler que les raclures ou sciures du bois de frênefont dangereuses (16), selon quelques-uns.

La racine de Férable, concaslée dans du vin, supplique avec N

succès en topique pour les douleurs du foie (17).

On a déja vu (18) que les baies ou grappes du peuplier blancfont employées dans les parfums. L’infuíion de son écorce sou-lage dans la sciatique Sc dans la rétention d urine {19). Le sucdes feuilles (20), introduit chaud dans les oreilles, en appaife lesdouleurs, Lorsqu on tient dans fa main une baguette de peuplier,il n’y a aucune forte d’écorchure à craindre. Le peuplier noir qui

(17) Quintus Serenus, chap. 23,de jecinoris & lateris vitiis t p. 1 3 9 :

Aut acetis radicem tundis , 5c uniCum vino capis : hoc prasens medicamen habetur.

(18; Au liv. 12, chap. 28.

(19) Ceci est confirmé par Diosco-ride, liv. 1 , chap. 109, & par Quin-tus Serenus, chap. ;8 , p. 150:

Sspius occultus victa coxendice morbus

Perfurit, & grcslus diro languore moratur :Populus alba dabit medicos de cortice potus.

(20) Quintus Serenus, chap.

P- 1 3 1 :

Cum fatvus teneras dolor alte sauciat aures ,

Aut succum ex folio dederit quem populus alb» ),Inililles, Lee.

Voyez aussi Dioscoride , ibid,