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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXIV. 2.01
croît en Crête , passe pour avoir de grandes vertus. Sa graine,infusée dans du vinaigre , est bonne contre le mal caduc (u).Elle rend une légere résine dont on se sert dans les emplâtres (2.3).Les feuilles, cuites dans du vinaigre, s’appliquent à la goutte despieds. L’humeur qui coule des fentes du peuplier noir emporteles verrues & les boutons que le frottement a fait élever. Cetarbre porte fur ses feuilles un suc léger dont les abeilles font lapropolis, &: qui, délayé dans de seau, a la même vertu (24).
Les feuilles (z y), l’écorce &: le bois de forme ont la propriétéde remplir èc de rapprocher les blessures. La pellicule intérieurede l’écorce calme aussi la lepre (z6); & les feuilles, macéréesdans du vinaigre , font un bon Uniment pour le même mal. L’é-corce , au poids d’un denier (zy), prise en breuvage dans uneJhémine d’eau froide , procure des selles , fait évacuer la pi-tuite , ainíi que les eaux superflues. La larme que distille la seve ( z 8 ),s’applique fur les tumeurs , fur les plaies &. fur les brûlures. Onles étuve encore utilement avec la décoction des feuilles. L’hu-meur que l’on recueille fur les jeunes feuilles de l’arbre (2.9), estun fard qui embellit le visage. Les premiers caulicules des feuilles,bouillis dans du vin, guérissent les tumeurs, & les font aboutitpar fistules. Les peaux déliées de l’écorce font le même effet.Bien des gens croient même que l’écorce, mâchée simplement,est très bonne pour les blessures. Les feuilles, écrasées & imbi-bées d’eau , sont utiles pour l’enflure des pieds. Enfin , l’humeurou le suc qui coule de la moelle de l’arbre, après qu’on l’a étêté,comme nous savons dit plus haut (30) , si l’on s’en frotte la tête,fait revenir les cheveux, & les empêche de tomber.
Le tilleul (31), légèrement concassé , est bon presque à tous lesmêmes emplois que l’olivier sauvage; cependant l’usage se borne
mes propriétés à T'arbre phillyrea 3 ar-bre entièrement différent du philyra•ou tilleul. On ignore, ajoute le docteJésuite , si Pline , dans les sources
Tome FUI .
Grecques où il a puisé, a lu philyraau lieu de phillyrea , où s’il est tombédans Terreur de croire que ces deuxdénominations fustent synonymes.
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