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Tome huitieme.
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HISTOIRE N A T U R E L L E, L I V. XXI V. 207

corps, pour se mettre en pleine sécurité contre l’approche deâserpents.

Des saules : de Vamerin ( agnus castus des Modernes ) :des osers , SC de la bruyere .

Le fruit du saule (1) , avant de mûrir, se change en fils aussidéliés que ceux de l’araignée ; Sc cueilli avant qu’il soit ainsi en,état d’étouppe, il arrête le vomissement de sang (2). La cendrede l’écorce des premieres branches (3), délayée dans de l’eau (4)5guérit les doux Sc les cors.des pieds. On s’en sert aussi pour ôterles taches du visage , Sc plus efficacement, en y mêlant son pro-pre suc. On tire du saule trois sucs différents. L’un exsude ducorps de l’arbre comme une espece de gomme ; l’autre distille dela plaie qu’on a faite au saule lorsqu’il étoit en fleur, par une in-cision à l’écorce,* large de trois doigts. Celui-ci est bon pour dis-siper les humeurs qui obscurcissent les prunelles (5) , comme aussipour épaissir , au besoin , ce qui est trop atténué , pour provo-quer les urines , Sc pour résoudre ou faire aboutir les abcès.Le troisième coule de l’amputation des branches de l’arbre faiteavec la serpe. Chacun de ces sues (6) , mêlé avec de l’huile rosat Scde l’écorce de grenade , s’applique chaudement par instillationpour les maux d’oreilles. Les fleurs, bouillies Sc incorporées avecde la cire , fervent aux mêmes usages , Sc Rappliquent encoreaux goutteux. II est très bon de se frotter les parties nerveusesdu corps avec l’écorce Sc les feuilles cuites dans du vin (7). Lafleur, broyée avec les feuilles , ôte toutes fortes de taches duvisage (8). Les mêmes feuilles, broyées Sc prises en boisson „

ibìi. Ecoutons aufliQuintusSerenus,ch. 4*, p. 152 :

Quidam suat tabidae medicamina digna podagrae r£rgo age , (Scarrepcam lalicu frondemque , librunt-que ,

Cum vino iere, sic contractos perline neryosi

(8) Quintus Serenus, ch. 12 r-

Invida Ci maculat faciem lentigo decoram ,

Frons salicis cum flore luoconcrita medetur.

Dioscoride n’attribue pas cette pro-priété à la fleur broyée, mais à l’écorce,