HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. H9
■tire des feuilles un suc propre aux mêmes effets. On les fait auílìbouillir dans du vin : de plus , l’on emploie les feuilles mêmesen Uniment avec le miel, pour la gangrené. La décoction de cesfeuilles (56), prise dans du vin, ou leur simple application avecf huile rosat & la cire , est un calmant ; elle guérit aussi lespustules qui surviennent pendant la nuit. Cette décoction estencore bonne pour le mal de dents &; les douleurs des oreilles.La racine s’emploie efficacement aux mêmes usages (57). Lesfeuilles ont de plus cette propriété, quelles Rappliquent avec lafarine de froment féchée au feu, pour toutes les maladies de lapeau qui s’étendent en rongeant. On prend la graine en boissonau poids d’une dragme contre la piquure venimeuse des araignéesphalanges (58). On rapplique aussi fur les bubons ou les clousavec la graisse de volaille. Elle est encore efficace, contre la pi-quure des serpents, excepté celle des aspics. Sa décoction òc soninfusion font bonnes contre la jaunisse (59), le mal pédiculaire, &les landes : elles arrêtent aussi les pertes des femmes (60). La cen-dre du bois a les mêmes propriétés (6i). On dit que cette cendre mê-lée à l’urine d’un bœuf hongre, &: prise en boisson, ou parmi lesaliments ordinaires, fait cesser pour jamais les désirs vénériens.Si l’on réduit ce bois en charbon, &c qu’on l’éteigne dans la mê-me urine, Lc qu’enfuite on le garde à sombre, il fe résout en cen-dre quand on veut l'allumer. L’urine d’un Eunuque produit lemême effet, suivant la tradition de écrivains de magie.
D u vergersanguin : dufiler : du troesne' : de Vaune : du lierre :du ciste : du lierre rouge : du lierre terrestre ouchamœcijsus :.du smilax ou volubilis major :de la clématite.
L’arbrisseau nommé sanguin, ne passe pas pour une plantemoins malheureuse que la brya ( 1). Son écorce intérieure ouvreles cicatrices qui fe font fermées trop tôt.
(j) Arbores qtu inferum Deorum avertentiumque in tutelâ sunt , eas Irise-
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