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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XXIV. 2.45

pour ceux qui font su jets à des foibleiles de coeur (z8), ainsi que pourles nvaux d’eílomac (19), &: pour les yeux qui sortent de leur or-bite. On fait encore avec leur suc des injections dans les oreilles f 3 o).Ce suc , rnclé avec le cerat' de roses, guérit les condylômes (31).La décoction des petites tiges, faite dans d u vin , est un rêmedesouverain pour la chute de la luette (32.). Les mêmes, mangéesfeules en salade (33), comme on mange les sommités de plusieurspiantes potagères , ou cuites dans de gros vin verd, raffermis-sent les dents ébranlées, arrêtent la diarrhée &ù le flux de sang (34),Sc font bonnes pour la dysenterie. On les fait aussi sécher à som-bre (35), pour les brûler; leur cendre remédie au déplacementde la luette. Les feuilles, léchées & pilées, passent encore pourun remede utile aux ulceres des bêtes de somme. Les mûres queproduit cette plante pourroient faire un médicament floinatique (36)

( ou propre aux maladies de la gorge ou de la bouche), plusefficace que les mûres franches ou cultivées. On en fait aussi unbreuvage avec l’ hypociflhìs le miel feulement , que l’on faitprendre dans la colique bilieuse, ainsi qu aux cardiaques (37),& contre le venin des araignées phalanges. De tous les remedesstyptiques, aucun ne st plus efficace que la racine de la ronce quiporte des mûres , bouillie dans du vin jusqu a réduction d’un tiers,soit pour laver & nettoyer les ulceres de la bouche , soit pourétuver ceux du fondement. Elle est d'une si grande force , quellerend les éponges mêmes dures comme des pierres»

ibidem; par Apulée, chap. 87, tit. 3 :contre les hémorrhoïdes par Marcel-lus Empiricus, chap. 31 , p. 222 ; con-tre le crachement ou vomiílement desang, par Plinius Valerianus, liv. 1 ,chapitre 6 4. On lit chez ce dernier :Sanguinem rejicientium curatio. Rubo-rum m quibus mora najcuntur _, cauiescx vitio aujlero decocli eduntur , idquevinum bibitur in potione.

(35 1 Marcellus Empiricus, ch. 14,

p. 99; Apulée, chap. 87, de eruscosve rubo tit. 6 : Ad uvam remedium *\Erusci herbe. solia arefiant in umbra:crematorum cinere in cochleario taclaresliet.

(3 6 ) Nous avons traité des médica-ments stomariques , ou propres à labouche 8 c à ses dépendances, au li-vre 23.

(37] Plinius Valerianus, livre 3,chap. 11 »