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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 2J7

II est une autre espece de ronce (z8) sur laquelle il croît desroses. Elle produit un fruit rond (39), semblable à une châtai-gne , qui est un remede souverain pour la pierre ou la gravelle.Quant à la cynorrhoda , c’est autre chose : nous en parlerons aulivre suivant (40).

Propriétés du cynosbatos : du rubus idœus : du rhamnos tdu Lycion : de La farcocolle , ÔC de la confection médici-nale nommée oporicê.

Nous nous contenterons de dire ici que la cynorrhoda a en-core d’autres noms, tels que cynosbatos s cynojpaflos (1), &c ne-vrofpajìos ; que fa feuille ressemble à la trace du pied d'un hom-me (z) j que cette plante porte auílî une forte de raííln noir 3 dont lepépin a un petit nerf qui la fait nommer nevrojpaflos ; &C qu’ellcest différente du câprier, à qui les Médecins ont donné aussi lenom de cynosbatos (3), ôc dont on mange la tige confite dans duvinaigre , comme un remede pour la rate & les vents. Le nerfdu câprier cynosbatos , mâché aveo du mastic de Chio, nettoie labouche.

La rose des ronces, mêlée avec du sain-doux , répare la chutedu poil. Les mûres de la même plante, macérées dans de l’huiled’olives précoces, noircissent les cheveux. La fleur du mûrier serecueille pendant la moisson. Celle du mûrier blanc, bue dans duvin, est un remede excellent contre la pleurésie & la colique. Saracine , bouillie à la diminution d’un tiers, arrête le cours deventre & le flux de sang. Sa décoction guérit aussi le mal de dentsen s’en étuvant la bouche. On bassine du même suc les ulceres

(1) Le texte deThéophraste, Hijl. a lu, chez cet Auteur, ì%t’aSeç.liv. 3, ch. 18, porte -rì SiçvMov «^ 5 - (3) Dioscoride , in Nothis , p. 448 :

Su. Le Pere Hardouin conjecture , K awapit , ci Si y.wisCdlof , oî Sifcvec assez de vraisemblance, que Pline «rpíet, ôcc.

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