HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 2J9
du fondement & des parties naturelles. La cendre de la racinerabaiíie la luette. -
Le rubus idxus (4) est ainsi nommé, parcequ’il n’en croît pointd’autre sur le mont Ida (s). 11 y en a un plus petit, plus tendre,moins garni de branches 7 &c moins piquant (6), qui croît à som-bre de s arbres. La fleur de celui-ci (7), broyée dans du miel, estun bon collyre pour sinflammation des yeux, & pour les érysi-pèles. On la fait boire dans de seau pour les maux d’estomac (8).Le rubus idxus a d’ailleurs les mêmes propriétés que les autresronces dont nous avons parlé.
L’efpece de ronce appellée rhamnos (9) par les Grecs, est la plusblanche & la plus chargée de fruits. En fleuriílant, elle jette desbranches dont les piquants font droits, & non crochus commeceux des autres efpeces. Elle a , en outre, les feuilles plus grandes.II y en a une autre efpece qui croît dans les bois (10) ; celle-ciest plus noire , &c tire au rouge en quelques endroits. Elle porteune forte de follicules. De fa racine, bouillie dans de seau, il fesait un médicament appellé lycium (11); fa graine fait sortirsarriere - faix des femmes accouchées. L’efpece blanche ci-def-fus indiquée est plus astringente , plus propre pour les tumeursLe pour les blessures. Elle est rafraîchistante. Les feuilles de fune& de l’autre efpece s’emploient, soit crues, soit bouillies, enUniment avec l’huile (n).
On prétend que le meilleur lycium fe fait de l’efpece d’épinenommée auflî pixacanthe de. Chiron (13), dont nous avons fait
de rhamnus 3 l’une blanche , l’autrenoire.
( 1 x ) En Grec rímcv , & non xínuv ,comme on lit chez le Pere Hardouin.Dodonée, p. 745, fe plaint, avec rai-son , de ce qu’une composition aussiutile soit aujourd’hui tombée en dé-suétude dans toute l’Europe.
(11) Dans les erysipeles Se les ul-
ceres rongeants , selon Dioscoride ,liv. 1, chap. 119.
(13) C’est-à-dire nommée d’une partlykion comme le médicament quis’en tire ; & d’autre part pixacanthe.En effet, ces deux noms lui font don-nés par Dioscoride , chez qui on lit,liv. 1, chap. 13 z : Xvkiov , 0 moi muí faí-KarSay naXvr / , Sec. Et c’est pourquoi jeKkij