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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. XXIV. l6l

mention en parlant des arbres de l’Inde (14), d’autant que celuide cette contrée-là passe pour être d’une qualité infiniment su-périeure ( 1 y ). On en pile les branches Sc les racines (16), qui fontd’une extrême amertume : on les fait cuire avec de l’eau pendanttrois jours dans un vaisseau d’airain ; Sc après avoir ôté le bois,on remet bouillir la décoction jufqu’à ce quelle ait la consistancede miel. On falsifie cette composition avec des sucs amers, mêmeavec du marc d’olives Sc du fiel de bœuf. If écume (18), Sc unecertaine fleur qui surnage , entrent dans les médicaments desyeux. Le suc qui reste sert à nettoyer le visage (ip) 3 Sc il gué-rit diverses fortes de gale , l’érosion des yeux, ou Féraillementqui fe fait au coin de l’œil, les fluxions invétérées, l’écoulemencdes oreilles , le gonflement des glandes de la gorge , les mala-dies des gencives, la toux Sc le crachement de sang. On avale,pour ce dernier acident, le suc pur ; on en avale, dis-je , le vo-lume d’une feve ; ou , si le sang coule de quelque blessure (2.0),on en étuve la plaie. II guérit encore les crevasses de la peau ,les ulceres des parties naturelles, les membres froissés, les ulce-res récents qui tendent à la putréfaction , les bubons des narines,& les abcès qui suppurent. Les femmes en boivent aussi dans dulait pour les pertes (21). Le lycium de l’Inde fe reconnoît à la.couleur de son suc (22), dont la masse est noire à l’extérieur, Scrousse intérieurement lorfqu’on la casse, mais noircit auísi-tôt.C’est un astringent amer Sc violent (23). II sert à tous les mê-mes usages que ceux que l’on vient de décrire, mais principale-menr pour les maladies des parties de la génération.

Quelques Auteurs croient que la sarcocolle (24) de l’épine est

par Dioscoride , ibìd, que par Galien,liv. 7, de Fac. Simp. Med. p. 204.

(20) Je lis vulneribus avec le PereHardouin & le premier manuscritRoyal, &c non hulceribus avec le com -mun des Editeurs,

(21) Dioscoride, ibìd.

(22) Ces mêmes caractères distinc-tifs font donnés par Dioscoride, ibìd.

(2 j) C’est pourquoi dans la dysente-rie , Théodore Piiscien conseille , li-vre 2 , part. 2, chap. 18 , le lait, a-vecinfusion de lycium Indique.

(24) Inconnue aux Modernes. V oicì