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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 2.7/

De Varum : du dragoncule : du dracuntium : de I’aris : dedeux efpeces de millefeiiilles : du pfeudobunion : du cerfeuilmusqué: deUonobrykhis, ô de Leurs propriétés médicinales.

C’est principalement en Egypte, que croît la plante appellesaron ( 1 ), dont nous avons parlé en traitant des plantes bulbeuses (1),Les Botanistes font fort partagés fur la différence ou l’identité decette plante & du dracontium\ car quelques-uns prétendent que c’estla même chose. Glaucias les a distingués par les lieux 011 ils crois-sent, en définissant le dracontium un aron sauvage (3). D’autresdonnent le nom d’aron à la racine de la plante, & celui de dracon-tium à la tige (4), quoique ce soit une autre plante, íi c’est celleque nous nommons dracunculus. Car Varon (5 f a la racine noire (6),large, ronde; beaucoup plus grande, & qui remplit la main : celledu dracunculus ou serpentaire, est rou-ssâtre &c entortillée commeun serpent, ce qui lui en a fait donner le nom (7).

Les Grecs eux-mcmes ont mis entre ces deux plantes une trèsgrande diftérence, puifqu’ilsont écrit que la graine de la serpentaireest chaude & piquante (9), & que l’odeur en est si forte, quelle faitavorter les femmes qui la respirent (10), tandis qu’ils attribuent aucontraire des qualités admirables à Yaron(i 1). Ils préfèrent d’abord,

notre aron, confusion dont se plaintcependant Pline. On pourroit doncsoupçonner que la leçon aros _, chezPline, est, ou une faute, 011 une cor-rection téméraire de quelque copiste ,si , au liv. 8 , chap. 31, Pline n’avoitdeja donné le nom à’aros à Xarumvulgaire.

(í) A la différence de baron vul-gaire , qui a la racine blanche & trèssemblable à celle du dracunculus.

(7) Ecoutons le Pere Hardouin :Sic appellari aiunt hodierni herbarii ,

quod caulem halet anguium more ma-culosum j & versicolorem j cum Uvore.Idcirco & draconteam j & colubrinamquoque Romani dixere , tefle Apuleio ,cap. 1 4. Recentiorum pleriqu c majoremserpe tariam vocant , grande serpen-taire. Pingitur à Matthiolo , inlib. z;Dioscorid.pag.

(9) Dioscoride, liv. 1 , chap. 1 <j6,écrit que la graine de la serpentaireest d’une saveur mordicante.

(10) Confirmé par Dioscoride, ibid.

(11) Ceci est ditde 1 'aron d’Egypte ,

M m i j