HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXIV. 2 . 8 )"
quand on l’a fait détremper dans l’eau pendant trois jours, lesuc qu on en tire guérit les ulceres du visage 6 c de la tête.
L 'onobrychis (43*) a les feuilles de la lentille, mais un peuplus longues, la fleur rougeâtre, la racine petite 6 c menue ; ellecroît aux environs des fontaines (44). Sécliée 6 c réduite en uneefpece de farine (45), puis arrosée de vin blanc, elle guérit lesrétentions d’urine. Elle arrête auíìi le cours de ventre; 6 c sonsuc procure des sueurs ( 46 ) â ceux qui se n frottent avec deriiuile.
Propriétés médicinales & vertus magiques de Vherbe nomméecoraceíìa, de celles nommées callicia & minyade, ainjique de vingt trois autres sortes d’herbes : de d herbe nomméeconíìdia, d'une autre nommée aproxis, SC de plusieursautres auxquelles on attribue des propriétés érotiques.
C e que j’ai dit jufqu’ici au sujet des herbes dignes par leurspropriétés d’exciter notre admiration, m’amene naturellement à direaufli-quelque chose des herbes magiques ( 1 ). Car 011 trouver ailleursplus de merveilles? Les premiers qui les ont célébrées en Europe,font Pythagore 6 c Démocrite , tous deux attachés à la doctrinedes Mages (1). Pythagore écrit que l’eau fe congele par le moyende deux plantes \ 3 ), qui font la coracefia 6 c la callicia : mais jene trouve aucun autre Auteur qui en falfe mention, 6 c lui-mêmen’en dit rien de plus.
Pythagore donne le nom de minyas. 6 c de khoryfidia (4) à une plante
derniere interprétation ne fut la plus plus haut , chap. 1 3 , attribue cetteconforme à l’intention de Pline. même propriété à Y aquifolia.
(1) C’eít-à- dire qui avoient été étu-dier les Sciences surnaturelles chez les (4) Je lis au texte chorysidìam avecEgyptiens & les Chaldéens. les manuscrits, & non pas corinthaderm
(5) Pythagore, comme on l’a va avec la plupart des Editeurs.