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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XX V. 34 1

maladies de la bouche, mais encore contre l’efquinancie, Sc contrele venin des serpents. Cette herbe a les feuilles longuettes Sc noi-res , Sc la racine de la même couleur : on exprime également leíuc de la racine Sc de la plante. La fleur fe nomme vibonis , Sctelle est fa propriété, quêtant cueillie 6 1 mangée avant que letonnerre se faste entendre , elle rassure assurément contre lesterreurs qu’il inspire. Ce furent les habitants de la partie de laFrise, jusqu où s’étendoit le camp Romain, qui la firent connoîtreà nos soldats ; Sc c’est pourquoi je m’étonne qu’on lait nomméeBritannique, à moins que ce n ait été par rapport au voisinage del’Angleterre, qui touche à l’Océan de ce coté-là; car il n’y a pasd’apparence qu’on lui eût donné le nom de cette Iste parcequ’elley croît en abondance, puisque la Grande-Bretagne ne nous étoitpoint encore soumise.

On avoir autrefois l’ambition de donner son nom à des planè-tes , par une forte d’adoption ; procédé dont on verra bientôtdes Rois mêmes fe montrer jaloux (j) : tant on doit estimer glo-rieux de découvrir une herbe utile Sc de contribuer à la con-servation des hommes (6) ! aujourd’hui, les foins que nous pre-nons d’en recueillir l’histoire, paroissent peut-être bien frivolesà quelques-uns de nos contemporains, parcequ’une vie voluptueusedégoûte même des choses qui intéressent la santé. Cependantil est juste de ne pas négliger la mémoire de ceux qu’on recon-noît avoir fait des découvertes en ce genre, Sc qui ont rédigé lespropriétés des plantes fous chaque genre de maladies. Et parmices considérations, on ne peut s’empêcher de plaindre le malheu-reux fort de l’homme, sujet ( outre les accidents imprévus ) à desmilliers de maladies, dont nul n’est exempt, Sc pour lesquelleson est obligé d’inventer a toute heure des noms. II y auroit, cesemble, une forte de folie à vouloir distinguer quelles font lesmaladies les plus insupportables, chaque malade trouvant la siennela plus atroce de toutes (7). L’expérience avoit pourtant fait dire,

signification stricte t étant assez de l’avis du Pere Hardouin , qui prétend