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Tome huitieme.
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342
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342. NATURALIS HISTORIA L I B. XXV.

cruciatus eíse calculorum à stillicidio vesica: : proximumstomachi, tertium eorum qua: in capite doleant : non obalios fere morte concita. Á Grxcis & noxias herbas de-monstratas miror equidem. Nec venenorum tantum : quo-niam ea vita: conditio est, ut mori plerumque etiam optimiportus íît: tradatque M. Varro, Servium Clodium EquitemRomanum magnitudine doloris in podagra coactum, ve-neno crura perunxiste , &c postea caruiile sensu omni, a:quequam dolore in ea parte corporis. Sed qua: fuit veniamonstrandi, qua mentes solverentur, partus eliderentur,multaque similia? Ego nec abortiva dico, ac ne amato-ria quidem, memor Lucullum Imperatorem clariisimum

qu 'avi , dans le sêiî§ dêS Anciens ouAncêtres en général, n’est pas une ex-preiïìon bien exacte. Or, à partir decette décision , il est plus naturel deprendre avi dans le sens propre, quede lire avi , par une correction qu’au-cun manuscrit n’autorise. La seule ex-cuse du Pere Hardouin , c’est que lesmanuscrits portent experimenta , auau lieu de experimento. Mais je voismoins d’inconvénient Sc de blâme àcorriger une simple désinence , un casmal exprimé par un copiste mauvaisGrammairien , qu’à substituer une ex-pression à une autre.

(S) Tantàm est ici dans fa significa-tion propre , je veux dire sautant; Scl’on ne doit point le traduire, en cetteoccasion particulière , par seulement }comme ont fait les Interpretes quim’ont précédé, & qui ont cru que Plineavoir voulu dire : Je ne parle pas feu-lement des plantes venimeuses , &c. SiDupinet n a point commis la mêmer'aure, c’est qu’rl s’éçarre ici plus que

jamais du sens littéral de son Auteur;car il traduit cette phrase , nec veneno-rum tantum , par ces mots: Toutefoisil y a quelque apparence , version danslaquelle on ne retrouve nulle trace dutexte original.

(9) Ferdinand Pintiano, savant Es-pagnol , cité note 6 , Sc ailleurs, Scqui a beaucoup travaillé fur Pline ,prescrivit que l’on gravât sur sa tombeâ Salamanque : Optimum vit& bonum ,mors : c’est-à-dire , la mort cjl le plusgrand bien de la vie. Voyez ce qui aété dit au liv. 7 , fur la fin du chapi-tre 55, ainsi qu’au liv. % , égalementchap. 5 ; ; où l’on a pu voir que Plineparticipoit de cette philosophie triste& funeste , dont Séneque & plusieursgrands personnages du même temps,le montreront affectés, & qui consisteà ériger le suicide en vertu , à regarderla mort comme un bienfait de la Na-ture , Sc les venins qui nous délivrentde la vie comme des dons précieux dela terre.