HISTOIRE NATURELLE, LI V. XX Y. 34J
autres prodiges qui s’operent avec des herbes magiques, si cen’eíl pour en inspirer de l'éloignement ou de la défiance, aprèsavoir condamné la foi qu’on y donne trop témérairement : &: j’aicru qu’il futhsoit, pour le bien des hommes, de faire connoître lesherbes salutaires que la fuite des tems a fait découvrir.
De Iherbe nommée moli : de Vherbe des doiqe Dieux : dela pivoine : de Vherbe des cinq ers : de la glycijide : dupanais d’Esculape : du panais d’Hercule : du panais deChiron : du panais de Pharnace : de la fidente d’ Hercule :de la jusquiame , ou apollinaire , ou altercangene.
L’herbe qui a reçu les plus grands éloges, est , comme iíparole par Homere (1), celle qu’on croie avoir été nommée p. rles Dieux mêmes moly (a). Ce Poète en attribue la découverte àMercure, & il en démontre l’eftìcacité contre les plus puissants ve|nins. On prétend qu’elle croît aujourd’hui aux environs du lacPhenée, & dans la contrée de Cyllene, en Arcadie; on ajoutequ’elle a la même figure que lui donne Homere (3) ; la racine estronde & noire , de la grosseur d’un oignon, avec la feuille de lascille, & qu’on a de la peine à l’arracher de terre. Les AuteursGrecs nous dépeignent fa fleur tirant fur le jaune, tandis qu’Ho-mere (4) la représentée blanche (y). J’ai trouvé un Médecin ha«
tre Dioscoride, liv. 3 , chap. 54.
(4) C’est pourquoi on lit dans lesPriapées :
Hinc legitur radix , cujus flos aureus exir ,
Quam cum moly vocant, mentula moly vocant.
(5) Homere compare la fleur dumoly à du lait. Voyez le troisièmevers cité note 14. Ovide , au quator-zième livre 5 des Métamorphose faic
Tome VIII.
pareillement cette fleur blanche :
Pacifer huic florem dederat Cyllenius album :
Moly vocant superi , nigra radice cenetur.
Certe expression cenetur fait allusion,chez Ovide, à la difficulté qu’il y a,selon Homere , d’arracher de terre kracine du moly. Pour en revenir à lafleur, Galien la fait aussi d’un blancde lait, liv. 7, de Fac. Simp. Med.p. z 11. Quant à Dicsçoride , il ípcci-