HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. z6l
qui guérit Telephe (r6). D’autres rapportent qu’Achille a été lepremier qui ait trouvé dans la rouille un ingrédient très utilepour les emplâtres : c’est pourquoi il est représenté ôtant la rouilledu fer de fa lance avec son épée, pour en mettre fur la blessurede Telephe (17). Quelques-uns veulent qu’il ait employé lesdeux remedes à la fois, la rouille &: la plante qui porte son nom.On lit encore dans quelques Auteurs, que le remede dont onusa pour Telephe est l’efpece de panacée nommée heracieon ousideritis (r8), &: chez nous mille-feuille. C’est une plante dontla tige a la hauteur d’une coudée, jette beaucoup de branches, &:est garnie, depuis son pied , de feuilles encore plus petites que cel-les du fenouil. D’autres conviennent que cette plante est un bonvulnéraire; mais ils soutiennent que la véritable achillée a fa tigebleuâtre, haute d’un pied, fans branches, & garnie fymmétriquementdes deux côcés de feuilles rondes, Isolées les unes à l’égard desautres. La même est représentée par d’autres ayant la tige quarréeavec les sommités de marrube & la feuille de chêne (19). Ceux-ci prétendent même quelle réunit Lz consolide les nerfs cou-pés (zo). Je trouve ailleurs que la sideritis qui croît dans lesvieilles murailles (2.1), étant broyée, rend une odeur fétide;qu’en outre il y en a deux autres efpeces : l’une est semblable àcelle qui croît dans les vignes ; mais fes feuilles font plus épaisles& plus blanches , ôz fes petits rejets font plus déliés : l’autre adeux coudées de hauteur (u); fes petites branches font fort déliées
Grec donne une description conformeà celle que donne ici Pline, mais aveccertains caractères de plus. Le docteJésuite ajoute, d’après Ruel, liv. 3 ,chap. 5 94, que c’est l’herbe judaïque,ou le tetrahil. Voyez fa figure chezDodonée, p. 94.
(20) C’est spécialement la propriétéde l’herbe judaïque , ou tetrahil.
(11) Dioscoride, liv. 4, chap. 35 ,dit cela de la fideritis heradea. Elle
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naît, dit-il, dans les murailles & dansles vignes. Nous avons parlé de cettefideritis au chap. précédent.
(22) Le Pere Hardouin décide quec’est la fideritis altera de Dioscoride ,liv. 4 , chap. 34, cet Auteur en don-nant précisémentlamême description.Or la fideritis altera de Dioscoride,n’est autre, selon Anguillara ( part., 4,p. 2 5 7 ), que la pimpintUe ou pimpre-nelle vulgaire des jardins , dont le
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