HISTOIRE NATURELLE, L I V. XXV. 36 3
& disposées triangulairement; fa feuille est semblable 2. celle dela fougere, avec un long pédicule; & sa graine ressemble à cellede la bete. Lune 8 c l’autre, 8 c en général toutes les sideritis , fontexcellentes pour les blestures. Nos Herboristes nomment scoparegia (2. 3) celle qui a la feuille la plus large. C est un remedepour l’angine ou mal de gorge des cochons.
Vers les mêmes tems, Teucer (24) trouva l’herbe nommée teu-.crion (ay), que quelques-uns appellent hemionion. Cette plantejette des fions déliés 8 c de petites feuilles. Elle croît dans leslieux incultes, est âpre au goût, ne fleurit jamais, 8 c ne produitpoint de graine. Elle guérit les maux de rate; & la tradition defa découverte porte que des. intestins d’animaux ayant été jettésfur cette plante ( z 6 ), elle s'attacha particulièrement à la rate, 8 cla consuma. C’est pourquoi elle est nommée par quelques-unssplemon (26*3. En outre, on rapporte que des cochons qui avoientmangé de fa racine (27), furent trouvés fans rate. Quelques-uns (28)donnent le même nom à une plante qui a beaucoup de rejettons (2 9),des branches semblables à celles de l’hyssope, & la feuille du hari-cot. Ils ordonnent de la cueillir lorfquelle est encore en fleurtant ils font persuadés qu’elle fleurit; 8 c ils recommandent princi-palement celle qui vient de Cilicie 8 c des montagnes de Pisidie.
Melampode ( 3 o), si célébré 8 c si connu par la divination, a donnéson nom â une efpece d’ellébore , appellée melampocLon (31).
1.3, c. 1 t 1 ; c’est-à-dire une plante trèssemblable à la kkamadrys si ce n’estpas la kham&drys elle-mcme, à la-quelle en effet plusieurs ont donnéle nom.de teucrion. Nous avons traitéde la kham&drys au livre précédent,chap.15.
(30) 11 en a déja été fait mention auliv. 7. 11 étoic sils d’Amithaon & deDorippe. Voyez Homere , Ody[f. li-vre 13.
(31) II y a apparence que la forte
d’ellébore qui a été nommée melam--podion j nom qui lignifie herbe au piednoir j n’a reçu cette dénominationqu’à raison de la noirceur de sa raci-ne ; sans qu’aucun personnage, soitdevin , soit pasteur, nommé Mélam-pode, ait influé dans fa découverte ,ni dans son appellation. Pline lui mê-me va observer que, selon la plupartdes Auteurs, la différence caractéris-tique des couleurs des diverses sottesd’ellébore , ne doit s’entendre que
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