HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 387
particulièrement pour les maladies des femmes. Or, cette plantejette beaucoup de rejettons, comme l’abíinthe ; mais fes feuillesfont plus grandes Sc plus grasses. II y en a de deux efpeces (17),l’une dont les feuilles font plus larges j l’autre plus délicate ,dont les feuilles font aussi plus étroites , Sc qui ne croît quedans les lieux maritimes. Quant à la plante a laquelle quelques-uns ont donné le mème nom Sc qui croît au milieu des terres (z i),elle n’a qu’une simple tige, de très petites feuilles, beaucoup defleurs, qu on ne voit éclore que quand le raisin commence à mû-rir, Sc d’une odeur assez agréable. Quelques-uns (18) nommentcette fleur botrys (19) f grappe), & d’autre ambroisie. II en croîtde cette efpece dans la Cappadoce.
La plante appellée nymphxa (zo), provient, dit-on, d’une Nym-phe morte de jalouhe pour Hercule ; c’est pourquoi quelques-unsl’ont nommée heracleon (z l); Sc d’autres rhopalon , à cause de laressemblance de fa racine à une massue. C’est encore par cette raisonqu’on prétend que ceux qui en boivent pendant douze jours perdentla faculté d’engendrer (u). L’efpece la plus estimée croît dans lescontrées d’Orchomene Sc de Marathon (z 3). Les Béotiens rappel-lent madon (z4), & en mangent la graine. Elle vient dans leslieux aquatiques (z <j). Elle pousse de larges feuilles à la surfacede l’eau, Sc les autres naistent de fa racine. La fleur est sembla-ble au lys, & quand elle est tombée , il reste a fa place unetête, comme celle du pavot (z 6 ), fur une tige mince. Elle fecoupe dans l’aucomne. On fait sécher ,au soleil fa racine qui estnoire, Sc c’est un remede pour le cours de ventre (2.7). II y adans la Thefialie fur les bords du fleuve Penée , une autre e si-
lui est confirmée par Hesychius. Theo-phraste lui donne celle de madônìa ,& observe également que c’est unnom Béotien. Tout cela signifie aqua-tique , venant fie la racine monosylla-bique & barbare mai , fi'oà les Latinsont fait leur verbe madere, eue mouillé.
(z;) On lit ces mêmes détails chezDioscoride, ibid.
(z 6) Tout cela est confiance parDioscoride , ibid.
(27) Confirmé par Théophraste ,ibidem ; Bc par Apulée , chapitre 67 ,tir. i.
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