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Tome huitieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 391

contre le venin des serpents en quelqu’endroit qu’on en foie at-teinte on fait alors une incision à la tête (38), & on y introduitle suc de l’euphorbe. Les Gétules qui ramassent ce suc, le falsi-fient avec du lait de chevre ; ce qu on reconnoît en le faisantchauffer ; car celui qui n'est pas pur rend une odeur désagréa-ble. Le suc que les Gaulois (39) tirent de leur khamelée (40),qui porte un grain semblable à celui du coccum , est fort inférieurà celui de l’euphorbe. Ce dernier, quand on le rompt, ressembleà la gomme (41) ammoniaque (42.). Pour peu qu’on en goûte, illaisse dans la bouche un feu qui dure assez long-tems, & quis’augmente peu à peu, jufqu’à dessécher le gosier.

Propriétés du plantain, de la bugloffe, de la langue de chien,de rœil de bœuf : de Ici régisse : de l’hippice : de Viskhœ -mon : de la bétoine :de lacantabrica : d’une forte d’elléborenoir nommé consiligo : de ihibéris, de la chelidoine ouefclaire : de la canarie : de Vélaphobofc : du dyclame: deVariftoloche , ou sarrasine, excellente amorce pour affrian-der & prendre protnptement du poijfon : recettes contre lamorsure des serpents , tirées des Jimples qu on vient denommer.

Le Médecin Thémifon a beaucoup vanté l’herbe communeappel!ée plantain. II en parle comme s’il en étoit l'inventeur,dans un Ouvrage qu’il a fait fur cette plante. II y a deux efpe-ces de plantain (1). La petite efpece a les feuilles plus noires &:plus étroites que l’autre , & semblables à la langue des mou-tons (z). Sa tige est anguleuse & penchée vers la terre. Elle

(1) Voyez la figure des deux especes tion à'arnoglojje que lui donnoient lesde plantain chez Dodonée, p. 107. Grecs. Voyez ses autres appellations

helléniques chez Dioscoride, in No -(1) Ce qu’exprimoit Ia denomina- this , p. ^45.