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Tome huitieme.
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mais mollasse, avec une fleur blanche qui a de 1 éclat ; & sa ra-cine n’est bonne à rien. On ne fait usage que de ses perires grap-pes , dont le fruit est piquant au goût, mais visqueux (43). Onles fait sécher à sombre : on les pile ensuite , Le on en fait despastilles.

On m’a encore montré une troisième espece de cyclamen, àqui son donne aussi le nom de khamscijj'os , qui n’a qu une seulefeuille, & une racine fort branchue , qui sait mourir les pois-sons.

Parmi les principaux simples, on renomme le peucedanum (44),dont le plus estimé est celui d’Arcadie (45), ensuite celui de Sa-mothrace. Sa tige est mince (46), longue, ressemblante au fenouil,& garnie de feuilles près de la terre j fa racine, noire, épaisse,d’une odeur forte, & pleine de suc. II croît sur les montagnescouvertes de bois, & on le tire de la terre à l’issue de l’automne.Les racines les plus hautes Le les plus tendres font les plus recher-chées (47). On les coupe avec de petites lames dos (48), de qua-tre doigts en quatre doigts, avec la précaution de se frotter au-paravant la tête Le les narines d’huile rosat (49), pour éviter lesétourdissements, Le elles rendent leur suc à sombre. On en tireun autre suc adhérent aux tiges (yo) , Le qui coule des incisionsqu on leur fait. II est recherché , quand il a la consistance dumiel, une couleur rousse, une odeur forte ( y 1 ), mais agréable,Le le goût piquant. Ce suc , Le la racine même de la plante ,en décoction, entrent dans beaucoup de médicaments. Le suc apourtant le plus de vertu, lorsqu’il est délayé avec des amandesameres ou de la rue (yz). On le boit contre le venin des ser-pents ( y 3 ) , & il en garantit ceux qui s’en frottent avec deshuile (y4).

feule fumigation met en fuite les fer- (54) Confirmé par Nicandre , inpents. Thariac. p. 7.