42.8 NATURALIS HISTORIA LIB. XXV.
los in certamine patinis candefactas admittentes, ocyoreetiam quam aspidum pernicie. Auxiliatur eis phrynion invino pota. Aliqui neurada appellant, alii poterion, flori-bus parvis, radicibus multis, nervosis, bene olentibus.
Item alisma, quam alii damasonion, alii lyron appel-lant. Folia erant plantaginis, nisi angustiora estent, & ma-gis laciniosa, convexaque in terram , alias etiam venosa si-militer, caule simplici &c tenui, cubitali, capite thyrsi, ra-dicibus densis, tenuibus, ut veratri nigri, acribus, odora-tis , pinguibus. Nascitur in aquosis. Alterum genus ejus-dem in sylvis, nigrius, majoribus foliis. Usus in radiceutriusque adversus ranas & lepores marinos, drachma: pon-dere in vini potu. Lepori marino adversatur & cyclaminos.Veneni vim canis quoque rabidi morsus habent, contraquos erit cynorrhodum, de quo diximus. Plantago ad om-nes bestiarum morsus pota atque illita prodest : Vettonicaex mero vetere.
(28) Ainsi nommé du mot Grecphryn , phrynê , & phrynos une raineou grenouille buillonniere & venimeuse. Le Pere Hardouin prétendque Ia piante phrynion est inconnueLux Modernes, & ne sauroit être lamême dont Pline parlera sous le mê-me nom au liv. 27 , chap. 1 2. Cetteprétention nous paroît hasardée 3 &nous pensons que c’est le mnjìno daGr&ci de l’isle de Chypre, décrit parLobel, dans ses notes manuscrites furAnguillara, part. 8 , p. 145.
(29) Soit à cause de ses racines ner-veuses , soit parceque sa décoction re-médie aux débilités & maux de nerfs.Voyez Pline , liv. 27, chap. 12. Cefont les Ioniens qui lui ont donné ce
nom de neuras , selon Diosconde»ibid.
(30) Ce mot, en Grec , signifie ca-lix 3 poculum. Mais il est évident quecette dénomination , donnée à uneplante employée contre le venin descrapauds , n’a point de rapport avecce poterion _, ou calice , ou vale à boiredes Grecs 3 il y a beaucoup d’appa-rence que c’est une appellation gréci-sée , dont la racine étrangère est lemot Celto-Scythe pot , un crapaud ;car cet animal se nomme aujourd’huimême en Italien botta , en Iflandoispodda j &c. Ainsi poterion nousparoitêtre l’équivalent de phrynion , ouherbe au crapaud, autre dénomina-tion de la plante dont nous parlons ,