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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXV. 441
n est pas différent du persil. On mâche fa racine pour évacuerles flegmes ôc sérosités de la tête.
Remedes pour les yeux , tirés de la grande centaurée , del’esclaire ouchelidoine ; de Uherbe nommée panacès, de lajusquiame , ô de I’ euphorbe.
On prétend que la grande centaurée Fortifiera vue, si l'ons’en bassine les yeux avec de l’eau (1) j que le suc de la petite (z),mêlé avec du miel , efface les morsures des cousins , dissipe leséblouissements, les brouillards & les cicatrices des yeux ; & quela sideritis emporte les tai.es des bêtes de somme. On a déja vuque la chélidoine est un spécifique admirable pour ces mêmesmaux (3). La racine de la panacée s’applique avec de la fleur defarine dans les inflammations des yeux (4) ; & pour en arrêter lesprogrès , on prend de la graine de jusquiame en breuvage, aupoids d’une obole, avec autant de mêcomum ou suc de pavot (y),ôc de vin. On y joint aussi le suc de la gentiane (6), que Ton- sait entrer au lieu de mêconium dans les collyres les plus actifs.L’euphorbe, en s’en frottant les yeux, éclaircit aussi la vue (7).Le suc du plantain s’injecte pour la chassie des yeux (8). L’arif-•toloche est encore bonne pour dissiper les nuages qui les offus-quent. Uiberis , attachée à la tête , avec la quintefeuille , gué-rit les inflammations des yeux, òc les vices qui peuvent s’y trou-ver. Le bouillon 'blanc s’applique de même pour les inflamma-tions des yeux (9), ainsi que le perijiereos , avec lliuile rosat oule vinaigre. On réduit le cyclamen en pastilles pour la cataracte.&• les taies. Le suc de peucedanum s’emploie, comme nous avons
.emploie la graine même du pavot. pitre 18 ; Dioscoride , liv. 1 , ch. 96.
( 6 ) Tout cela est confirmé par Diof (8) Marcellus Empiricus, chap. 8 ,
coride , liv. 3, chap. 3. p. 60 3 &c Dioscoride, liv. z , ch. 153.
(7) Plinius Valerianus, liv. 1, cha- (p) Dioscoride, liv. 4, chap. 104.
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